À 29 ans, Camille Yembé, artiste belge d’origine congolaise, vient de sortir son premier album Jeune et Laide. Un projet de quinze titres où la pop côtoie le rap, la soul et le funk, sans hiérarchie ni frontière stylistique.
L’album raconte une jeunesse « un peu abîmée », mais déterminée. À travers ses mélodies, Yembé explore la précarité, la fierté, les doutes transformés en chansons et les failles qui deviennent des forces. Chaque note ressemble à un aveu, une rébellion ou un éclat de rire — une manière de traduire les histoires « trop vraies » en quelque chose de beau et de fort.
Une musique sans limites
« Je veux que ma musique soit populaire, qu’elle absorbe tout : le rap, la soul, le funk… Sans limites », déclare l’artiste. C’est précisément ce qu’elle fait sur Jeune et Laide, en refusant les catégories étroites et en puisant dans plusieurs univers sonores pour construire un langage pop personnel.
Parmi les titres de l’album figurent « Rien à fêter », « Rich » et « Les Euros », des morceaux qui témoignent de cette approche hybride et volontiers dérangeante — une pop qui ne craint pas de bousculer les codes.
En tournée jusqu’en novembre
Depuis la sortie de son album, Camille Yembé parcourt les salles pour présenter son univers au public. Elle se produira à la Cigale le 2 novembre 2026. Une étape majeure pour cette artiste qui refuse le silence face aux réalités brutes de la jeunesse contemporaine.
Son approche musicale — mélanger la tendresse et la rage, transformer les failles en force — en fait une figure singulière de la scène pop belge actuelle, portée par une authenticité rarement entendue.





