L’Alliance Fintech UEMOA organise l’Africa Blockchain & Crypto Conference 2026 (ABCC 2026) le 25 novembre 2026 à Cotonou, au Bénin. Cette conférence vise à construire une réponse coordonnée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine face aux enjeux posés par les actifs numériques.
Placée sous le thème « Actifs numériques dans l’UEMOA : instaurer la confiance par la régulation, sécuriser les écosystèmes et libérer la valeur », la conférence réunira autorités publiques, régulateurs, banques centrales, institutions de renseignement financier, banques, fintechs, acteurs de la blockchain et des crypto-actifs, investisseurs, chercheurs et experts en cybersécurité.
Des usages qui dépassent la simple spéculation
Les stablecoins, les réseaux blockchain et la tokenisation s’étendent au-delà de l’échange de crypto-actifs. Ces technologies commencent à être utilisées pour le transfert de valeur, le règlement de transactions, la gestion de trésorerie, le financement et la représentation numérique d’actifs réels. Cette évolution soulève simultanément des questions d’efficacité économique, de protection des utilisateurs, d’intégrité du système financier et de maîtrise des infrastructures critiques.
Le programme de l’ABCC 2026 abordera notamment la géopolitique du dollar numérique, les effets potentiels des stablecoins sur la souveraineté monétaire de l’UEMOA, la dépendance à des infrastructures étrangères, la sécurité des données et la résilience des intermédiaires financiers. L’objectif est de distinguer les usages économiques viables des risques à contenir et de définir les conditions encadrant les expérimentations.
Un processus construit depuis Dakar et Abidjan
La conférence s’inscrit dans la continuité de travaux antérieurs. En mai 2026, l’Initiative Crypto UEMOA s’est réunie à Dakar les 7 et 8 mai, mettant en avant la formation des équipes, la coopération public-privé et une régulation progressive, adaptée aux risques identifiés.
Un second cycle de consultations s’est déroulé à Abidjan les 1er et 2 juillet 2026, regroupant sept ensembles institutionnels : décideurs publics, organismes financiers, cellules de renseignement financier, secteur bancaire, autorités du numérique et structures de conformité régionale. Ces échanges ont fait émerger des besoins concrets : cartographier les acteurs et les flux financiers numériques, renforcer l’analyse des transactions sur blockchain, clarifier le cadre réglementaire, former les équipes et préparer des expérimentations sous supervision.
De Cotonou à l’action régionale
L’ABCC 2026 doit porter ces priorités à l’échelle de toute l’UEMOA. La journée sera structurée autour de décisions à préparer, de capacités à renforcer, de projets à instruire et de livrables à suivre après la conférence. Cette approche vise à transformer les échanges en mesures opérationnelles concrètes pour les pays membres.





