La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié, le 30 septembre 2026, la liste officielle des 175 établissements et prestataires autorisés à proposer au public les services de la Plateforme interopérable du Système de paiement instantané (PI-SPI) dans l’Union monétaire ouest-africaine.
Cette liste élargit concrètement l’accès au paiement instantané interopérable au-delà des banques traditionnelles. Elle intègre désormais des fintechs, des prestataires de monnaie électronique et des institutions de microfinance, multipliant ainsi les canaux par lesquels les clients peuvent effectuer des transferts et des paiements instantanés entre comptes détenus auprès d’acteurs différents.
Distribution des participants par pays
Le Sénégal concentre le nombre le plus élevé de participants avec 43 établissements, suivi de la Côte d’Ivoire avec 38. Ces deux pays à eux seuls représentent plus de 46 % des 175 participants, reflétant le poids de leurs marchés dans le déploiement initial de l’écosystème.
Le Burkina Faso compte 20 participants, le Mali en dénombre 19, le Bénin 18, le Togo 17, le Niger 13 et la Guinée-Bissau 7.
Diversité des acteurs et des services
Au Sénégal figurent notamment les fintechs Wave Digital Finance, Djamo SN, Julaya et Mixx Sénégal, les opérateurs de monnaie électronique Orange Finances Mobiles, ainsi que des institutions de microfinance telles que UM-ACEP et UM-Pamecas. Ces acteurs complètent l’offre des principales banques de la place.
En Côte d’Ivoire, la BCEAO recense parmi les participants des prestataires pionniers du secteur comme Orange Money, Wave Côte d’Ivoire, MTN Money, Moov Money et Djamo, aux côtés d’un large portefeuille de banques commerciales.
Au Mali, des services de monnaie mobile comme Sama Money, Moov Money et Orange Finances Mobiles Mali rejoignent les établissements financiers classiques dans la liste autorisée.
Objectif et portée du PI-SPI
Le PI-SPI vise à faciliter les transferts et paiements instantanés entre comptes gérés par des acteurs différents au sein de l’UEMOA, qu’il s’agisse de banques, de portefeuilles de monnaie électronique ou d’autres établissements participants. Cette interopérabilité renforce l’intégration des systèmes de paiement régionaux.
L’inclusion simultanée de banques, de fintechs et de prestataires de services financiers numériques dans ce dispositif illustre la volonté de la BCEAO de créer un écosystème de paiement inclusif et moderne, capable de desservir une base de clients diversifiée à travers les huit États membres.





