Le rugby malgache écrit une nouvelle page de son histoire sportive. À l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui se tiennent à Dakar, l’équipe féminine de rugby à 7 a décroché la médaille de bronze, marquant une performance inédite pour la discipline dans cette compétition internationale.
Dans le match décisif pour la troisième place, les joueuses malgaches se sont imposées face à la sélection tchèque sur le score de 26 à 10. Ce podium vient couronner un parcours remarquable durant lequel le groupe a su élever son niveau de jeu face à des nations aux traditions rugbystiques établies, notamment en battant les États-Unis et l’Espagne lors des phases précédentes.
Un travail de fond récompensé
Cette réussite est le fruit d’une préparation rigoureuse menée sur quatre mois, entre Antananarivo et Tunis. La sélectionneuse Dine Razafin Djassar souligne l’investissement total de ses joueuses : « Ça a été beaucoup d’efforts et beaucoup de sacrifices, surtout pour les filles, de s’entraîner, parce qu’on a besoin de physique. C’est pour la sécurité des filles, prendre beaucoup de temps pour faire l’entraînement. »
Pour les jeunes athlètes, cette aventure représente bien plus qu’une simple compétition. Comme l’a exprimé la capitaine Zora Kutunin Djiné, la participation à ces JOJ est vécue comme une opportunité rare : « Il y a beaucoup de gens qui veulent venir ici, mais c’est nous qui avons participé. On a beaucoup de chance. »
Un message d’espoir pour la jeunesse
Au-delà du résultat sportif, cette médaille résonne comme un symbole fort. Pour les supporters présents dans les tribunes à Dakar, ce succès démontre que la détermination peut briser les barrières. « Ça, c’est des filles qui viennent des bas quartiers de Madagascar, et les voir battre les États-Unis, l’Espagne, la Tchéquie et tout ça montre que, même avec beaucoup de volonté, on peut réussir très haut », a témoigné un supporter malgache, Nazar.
Il s’agit de la deuxième médaille de l’histoire de Madagascar aux JOJ, après celle en argent obtenue par la judokate Mireille Andriamifehy en 2018. Avec cette performance, couplée au récent statut de vice-champion d’Afrique des seniors masculins en octobre, la Grande Île confirme son statut de nation montante du rugby à 7 sur le continent africain.



