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	<title>Financement du commerce Archives - Fameen News</title>
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	<description>Média panafricain constructif — Informer. Comprendre. Agir.</description>
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	<title>Financement du commerce Archives - Fameen News</title>
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		<title>ZLECAf : cadre établi, mais le vrai défi commence maintenant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 11:10:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce africain]]></category>
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		<category><![CDATA[Intégration économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq ans après le début des échanges, la ZLECAf a établi son cadre institutionnel. Mais pour que le commerce intra-africain s'accélère réellement, les pays doivent résoudre des défis bien plus profonds : infrastructures, financement et facilitation douanière.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) permet aux entreprises du continent de commercer sous un régime préférentiel. Cinq ans après le lancement des échanges, le projet a franchi plusieurs étapes institutionnelles importantes : la quasi-totalité des pays africains a signé l&rsquo;accord, les ratifications progressent et les négociations ont avancé sur des domaines clés comme le commerce des marchandises et des services, les règles d&rsquo;origine, l&rsquo;investissement, la concurrence, la propriété intellectuelle et le commerce numérique.</p>
<p>Un indicateur concret mesure cette transition : les certificats d&rsquo;origine délivrés sous le régime de la ZLECAf permettent désormais aux produits conformes aux critères requis de bénéficier des préférences commerciales prévues. Cependant, entre l&rsquo;ambition politique et la réalité quotidienne des entreprises, le chemin vers une véritable intégration du marché africain reste long.</p>
<h2>Le commerce intra-africain reste peu développé</h2>
<p>Le potentiel d&rsquo;expansion est considérable. Actuellement, le commerce intra-africain ne représente qu&rsquo;environ 15 à 20 % des échanges du continent. Or, les flux commerciaux entre pays africains affichent une structure très différente des exportations vers le reste du monde : ils privilégient les produits manufacturés et transformés, tandis que les ventes africaines à l&rsquo;international restent dominées par les matières premières et les produits de base.</p>
<p>Développer le commerce intra-africain pourrait ainsi accélérer l&rsquo;émergence de chaînes de valeur régionales et favoriser une transformation locale plus importante. Mais pour que cela advienne, la ZLECAf doit surmonter des obstacles qui vont bien au-delà de la simple réduction des tarifs douaniers.</p>
<h2>Les vrais freins : au-delà des droits de douane</h2>
<p>Une entreprise peut bénéficier d&rsquo;un tarif préférentiel et rencontrer des difficultés majeures pour exporter vers un autre pays du continent. Selon la Banque mondiale, environ 60 % des coûts commerciaux en Afrique proviennent de contraintes internes aux pays : inefficacités douanières, difficultés logistiques, restrictions de transport, fragmentation des normes, barrières dans les services et insuffisance des infrastructures. Le coût du transport, la qualité des routes et des ports, les délais administratifs aux frontières ainsi que les différences de normes entre États peuvent peser autant, voire davantage, que les droits de douane.</p>
<p>Après avoir établi le cadre réglementaire du libre-échange, le défi prioritaire est désormais de simplifier, d&rsquo;accélérer et de réduire le coût réel du commerce entre pays africains.</p>
<h2>Paiements et financement : les maillons manquants</h2>
<p>La circulation des biens constitue une partie seulement de l&rsquo;équation. Pour commercer, les entreprises doivent pouvoir payer et être payées sans friction. Or, les paiements transfrontaliers africains heurtent plusieurs obstacles : multiplicité des monnaies, coûts de conversion élevés et, dans certains marchés, accès limité aux devises internationales. Le Pan-African Payment and Settlement System (PAPSS) vise précisément à faciliter les paiements transfrontaliers en monnaies locales.</p>
<p>Le financement du commerce pose un problème tout aussi critique. Selon la Banque africaine de développement, la demande non satisfaite en matière de financement du commerce en Afrique était estimée entre 74 et 92 milliards de dollars en 2024. L&rsquo;accès aux devises aggrave cette situation : 36 % des banques africaines interrogées ont cité le manque de liquidités en devises comme principal frein à la croissance de leurs activités de financement du commerce entre 2020 et 2024, contre 18 % lors de la période 2015-2019.</p>
<p>Ces contraintes ont des effets directs sur les entreprises. Un exportateur peut disposer d&rsquo;un produit compétitif et d&rsquo;un client prêt à acheter, mais rencontrer des obstacles pour financer la transaction, sécuriser le paiement ou obtenir les garanties nécessaires.</p>
<h2>La prochaine étape : passer des règles aux flux réels</h2>
<p>Le bilan de la ZLECAf après cinq ans doit être nuancé. Le cadre institutionnel existe et sa mise en œuvre progresse. Transformer un continent composé de plus de cinquante économies en un espace commercial intégré demeure un projet de long terme. La phase initiale a porté sur les accords, les négociations et les règles. La suivante doit porter sur les entreprises et les flux commerciaux concrets.</p>
<p>Le véritable succès se mesurera à un critère simple mais fondamental : la capacité d&rsquo;une entreprise africaine à vendre à une autre entreprise africaine plus aisément, plus vite et à moindre coût qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
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