Le basket-ball guinéen traverse une nouvelle zone de turbulences. Depuis Luanda, la capitale angolaise, le capitaine de l’équipe nationale de Guinée, Abdoulaye Sy, a rompu le silence pour dénoncer des conditions de séjour qu’il juge indignes d’une sélection nationale. Ses déclarations ont été recueillies par le média Africaguinee.com, qui a publié un entretien exclusif.
« C’est une honte ! », a lancé le joueur, selon les propos rapportés par cette source. Le capitaine évoque une délégation « à deux doigts de pleurer » face à une situation qu’il qualifie d’« inacceptable » et de « révoltante ».
Des conditions logistiques dénoncées
D’après le témoignage relayé par Africaguinee.com, les difficultés seraient d’abord matérielles. La source fait état de lits partagés à deux pour des athlètes mesurant près de deux mètres, ainsi que de menaces d’expulsion de l’hôtel liées à des factures impayées.
Ces éléments, attribués au capitaine Abdoulaye Sy et au média guinéen, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle de la part des autorités sportives guinéennes au moment de la rédaction de ce brouillon. L’identité de la compétition à laquelle participe la sélection, ainsi que son organisateur, restent à préciser.
Un enjeu qui dépasse le terrain
Au-delà du cas guinéen, cet épisode met en lumière une question récurrente dans le sport africain : la préparation logistique et le financement des délégations nationales lors des compétitions continentales et régionales.

Le basket-ball africain est structuré autour de la Fédération internationale (FIBA) et de sa zone Afrique, qui organisent les grandes échéances continentales. Sur le plan économique, la Basketball Africa League (BAL), lancée en 2021 en partenariat avec la NBA, a par ailleurs cherché à professionnaliser le secteur et à en renforcer les standards. Ces cadres institutionnels rappellent l’importance d’une gouvernance sportive solide, condition d’un rayonnement durable des sélections du continent.
Pour la Guinée, membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le sport constitue aussi un vecteur d’image et d’intégration régionale. Les difficultés d’organisation, lorsqu’elles surviennent, pèsent sur la crédibilité des fédérations et sur le moral des athlètes.
Une gouvernance sportive sous observation
Le cas décrit à Luanda illustre un défi partagé par plusieurs pays de la sous-région : mobiliser à temps les ressources nécessaires à la participation des équipes nationales. Les retards de paiement, les tensions autour de l’hébergement ou du transport sont régulièrement évoqués dans le sport ouest-africain, sans qu’il soit possible, à ce stade, d’en établir l’ampleur exacte dans le cas présent.
Ce contexte invite à interroger le rôle des ministères des Sports, des comités nationaux olympiques et des fédérations dans la sécurisation des budgets de déplacement. Il souligne aussi l’importance d’une coordination avec les instances continentales pour garantir des conditions d’accueil dignes aux délégations.
À ce jour, les faits reposent principalement sur le témoignage du capitaine Abdoulaye Sy, tel que rapporté par Africaguinee.com. Fameen News poursuit ses vérifications afin d’obtenir la version des parties concernées, notamment les responsables sportifs guinéens et les organisateurs de la compétition.





