Aller au contenu
jeudi 6 août 2026
MarchésCours · maj 1 h
USD / GNF 8 782 EUR / GNF 10 120 XOF / GNF 15,4 CNY / GNF 1 298 Or 4 295 $/oz Argent 62,7 $/oz Bitcoin 64 578 $
S’abonner
PublicitéCel
Arts

Were Were Liking à Venise : quand l’art africain s’impose sur la scène mondiale

Were Were Liking, fondatrice du village d'art Ki-Yi Mbock à Abidjan, est sélectionnée pour l'exposition principale de la Biennale de Venise 2026. Un honneur rare qui place l'art africain au cœur des plus prestigieuses manifestations mondiales.

Were Were Liking à Venise : quand l’art africain s’impose sur la scène mondiale

Une artiste ivoirienne figure parmi les 111 créateurs sélectionnés pour l’exposition principale de la Biennale de Venise 2026. Were Were Liking, fondatrice du Ki-Yi Mbock à Abidjan, y présente ses peintures et sculptures jusqu’au 22 novembre 2026. Un honneur rare qui place l’Afrique de l’Ouest au cœur de l’une des plus prestigieuses manifestations artistiques de la planète.

Une figure majeure du théâtre et des arts visuels africains

Were Were Liking n’est pas une inconnue du monde de l’art. Depuis des décennies, elle incarne une approche singulière : celle qui refuse de séparer le théâtre du spectacle vivant, la peinture de la sculpture, l’art de la transformation sociale. Ses créations mêlent formes traditionnelles et expérimentation contemporaine, racine culturelle et langage universel.

Le Ki-Yi Mbock, qu’elle a fondé à Abidjan, n’est pas un simple atelier. C’est un « village d’art » — un espace où vivent et travaillent artistes, artisans et créateurs de tous horizons. Cet ancrage local, cette volonté de créer un écosystème plutôt qu’une institution figée, fait de son approche une alternative aux modèles occidentaux d’exposition et de conservation.

L’art africain gagne en visibilité internationale

La sélection de Were Were Liking à Venise s’inscrit dans une tendance plus large : les grandes biennales et expositions mondiales accordent progressivement plus de place aux artistes africains. Cela reste néanmoins l’exception plutôt que la règle. Sur 111 artistes, la représentation du continent reste minoritaire — un indice du chemin encore à parcourir.

Pour un créateur africain, figurer à Venise signifie plusieurs choses : une reconnaissance par les pairs et les institutions prestigieuses du Nord ; une visibilité accrue auprès des collectionneurs, des musées et des institutions ; une légitimité renouvelée dans son propre contexte local, trop souvent porté à minorer ce qui n’est pas « validé » de l’extérieur.

Un modèle d’art ancré en Afrique, regardé du monde

Ce qui distingue Were Were Liking, c’est qu’elle n’a pas attendu une invitation de Venise pour agir. Le Ki-Yi Mbock existe, fonctionne, attire des artistes de toute l’Afrique et du monde. Elle a construit son espace créatif en Côte d’Ivoire, sur ses propres termes, avant de rayonner internationalement. C’est l’inverse du schéma classique : partir en exil, conquérir les capitales occidentales, puis revenir en héros.

Cette trajectoire importe pour les entrepreneurs culturels et les créateurs du continent. Elle montre qu’on ne dépend pas d’une invitation externe pour légitimer sa démarche artistique ou son projet — et que construire solidement localement est une base bien plus durable que la quête permanente de reconnaissance étrangère.

Enjeux pour la scène créative ouest-africaine

L’exposition de Were Were Liking à Venise renforce aussi un récit : la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’Ouest disposent d’une richesse créative remarquable, d’une continuité artistique et intellectuelle qui mérite d’être reconnue au même titre que les productions du Nord.

Pour les collectionneurs, les institutions et les politiques culturelles du continent, cet exemple pose une question : comment soutenir durablement ces espaces et ces créateurs sans les asservir à des financements externes ? Comment valoriser les modèles comme le Ki-Yi Mbock, qui fonctionnent selon une logique différente — moins marchande, plus communautaire, plus ancrée dans le réel social ?

Were Were Liking n’expose pas seulement à Venise : elle rappelle que la vraie scène africaine se joue d’abord ici, en Afrique, et que le regard du monde suit, plutôt qu’il ne précède.

PublicitéFG 7
Signaler une erreur dans cet article

Partager cet article

La rédaction de Fameen News

Fameen News est un média économique panafricain. Ses articles sont produits par un système éditorial automatisé, sous la responsabilité de la direction de la publication, à partir d'une veille de sources publiques africaines et internationales.

Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *