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Football

Trois grandes confédérations du football mondiale dénoncent la gouvernance d’Infantino à la tête de la FIFA

L'UEFA, l'AFC et la CONCACAF unissent leurs voix pour critiquer la gestion d'Infantino à la présidence de la FIFA. Cette alliance rare révèle des fractures profondes au sommet du football mondial et pourrait redessiner l'influence des confédérations régionales.

Trois grandes confédérations du football mondiale dénoncent la gouvernance d’Infantino à la tête de la FIFA

Une alliance rare vient de se former au sein du football mondial. L’UEFA (Confédération européenne), l’AFC (Confédération asiatique) et la CONCACAF (Confédération nord-américaine et centraméricaine) ont adressé lundi une lettre ouverte critique au président de la FIFA, Gianni Infantino. Ce document commun marque une escalade dans les tensions qui secouent l’instance dirigeante du football depuis plusieurs mois.

Une critique orchestrée par trois piliers du football mondial

Le choix de ces trois confédérations n’est pas anodin. Elles représentent ensemble la majorité des associations nationales affiliées à la FIFA et contrôlent l’essentiel des revenus du football professionnel mondial. Leur coordination autour d’une critique adressée au président en exercice révèle des divergences de fond sur la direction et la gouvernance de l’organisation.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte de restructuration des compétitions internationales — expansion de la Coupe du monde, réforme des calendriers — qui concentre les critiques des confédérations régionales. Ces dernières dénoncent notamment des décisions prises sans consultation suffisante et des impacts directs sur leurs calendriers domestiques respectifs.

Quels griefs exacts portent-elles ?

À VÉRIFIER : Le contenu précis des critiques formulées dans la lettre n’est pas détaillé dans les sources disponibles. Les thèmes probables incluent la multiplication des compétitions internationales (Coupe du monde élargies, Coupes du monde des clubs), les abus de pouvoir présidentiels et la transparence des décisions. Il convient de clarifier les griefs spécifiques une fois la lettre rendue publique intégralement.

Historiquement, les tensions entre Infantino et les confédérations portent sur : l’augmentation incessante du nombre de matchs de sélections nationales, les revenus générés par les nouvelles compétitions et leur répartition, et la marginalisation perçue des confédérations dans les processus décisionnels.

Pour l’Afrique et la Guinée, quels enjeux ?

Bien que la lettre ne soit pas signée par la Confédération africaine de football (CAF), ses répercussions affecteront directement le continent. Une réforme de la gouvernance FIFA pourrait rééquilibrer le poids politique de l’Afrique au sein de l’instance mondiale, où la CAF représente 54 associations nationales — soit le bloc régional le plus important.

Pour la Guinée et les sélections nationales ouest-africaines, l’enjeu est concret : chaque expansion du calendrier international réduit le temps disponible pour les championnats domestiques et fragilise la viabilité économique des clubs locaux. Les tensions actuelles au sommet de la FIFA pourraient lever le tabou d’une révision du calendrier international qui épuiserait moins les joueurs et respecterait les périodes de jeu national.

Une institution déjà fragilisée

Cette lettre intervient à un moment où la crédibilité de la FIFA est ébranlée par des scandales antérieurs liés à la corruption et à l’attribution des compétitions. Elle montre que même les plus puissantes confédérations régionales considèrent le leadership actuel comme une menace pour l’équilibre institutionnel du football mondial.

Les prochains mois seront décisifs. Soit Infantino et la FIFA négocieront un apaisement avec ces trois confédérations, soit les tensions s’approfondiront jusqu’au congrès FIFA de 2026, où le mandat présidentiel sera renouvelé. Une possible candidature rivale ne pourrait pas être exclue.

Pour les observateurs du football africain, ce bras de fer offre une fenêtre d’opportunité : porter les revendications légitimes de la CAF et du football domestique africain sur la scène mondiale au moment où l’équilibre des pouvoirs au sein de la FIFA se redéfinit.

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La rédaction de Fameen News

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