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Économie

Géosciences : Ismaël Diakité finance la formation de trois jeunes diplômés guinéens

Une convention signée le 20 août 2026 entre le CEGA et l'ingénieur Ismaël Diakité finance la formation de trois jeunes diplômés guinéens pour un montant de 30 millions GNF. Cette initiative vise à professionnaliser les compétences en géosciences selon les standards internationaux.

Géosciences : Ismaël Diakité finance la formation de trois jeunes diplômés guinéens

Le Centre d’Excellence en Géoscience Appliquée (CEGA) et l’ingénieur des mines Ismaël Diakité ont signé, le 20 août 2026, une convention de partenariat visant à renforcer la formation professionnelle des jeunes talents guinéens dans le secteur minier. Cette initiative mobilise 30 millions de francs guinéens pour financer intégralement la scolarité de trois diplômés, soit 10 millions GNF par bénéficiaire.

Les trois lauréats suivront leur formation dans les locaux du CEGA, à environ 200 mètres du rond-point de la Cité Enco-5 à Conakry. Cette convention formalise l’engagement de Diakité, manager senior de projets et d’entreprises minières, de soutenir l’excellence académique dans un secteur stratégique pour la Guinée.

Professionnaliser et certifier les compétences

En signant cet accord, Ismaël Diakité a justifié sa démarche par le besoin de donner un cadre juridique solide à son engagement. « Je pense que dans une œuvre de cette nature, il faut formaliser les projets, les objets et les intentions. En passant par le moyen d’une convention, on veut donner un caractère officiel, peut-être un peu solennel aussi, mais surtout un caractère juridique d’engagement irréversible », a-t-il déclaré.

L’initiative repose sur un diagnostic précis : renforcer la reconnaissance des compétences guinéennes au-delà du cadre universitaire. Selon Diakité, les universités et l’Institut de Boké offrent une base solide, mais une certification professionnelle aux standards internationaux demeure nécessaire. « Il faut aller un cran plus haut pour assurer que nos collègues soient certifiés, qu’ils soient dotés des règles, des procédures et des directives en matière géologique et surtout de géosciences. Il faut qu’ils soient outillés et que leurs compétences soient reconnues aussi bien en Guinée qu’à l’étranger », a-t-il souligné.

Pour les candidats et les futurs géoscientifiques, Diakité préconise une stratégie d’amélioration continue alignée sur les normes mondiales. « Il faut se mettre à jour et s’assurer d’être compétitif. Pour cela, il faut apprendre davantage et s’assurer qu’il y a un perfectionnement continu. Il faut aussi travailler suivant les standards internationaux », a-t-il insisté. Le défi ultime, selon lui, est de permettre à la Guinée de disposer de géoscientifiques capables de rivaliser avec les professionnels australiens ou américains intervenant dans les audits miniers internationaux.

Une sélection rigoureuse parmi 113 candidatures

Le processus de recrutement a révélé une forte mobilisation : 113 candidats ont soumis leur dossier en seulement deux jours. Le comité pédagogique et scientifique du CEGA a retenu 61 candidats conformes aux critères, parmi lesquels 21 ont participé à l’évaluation finale.

Jean Calvin Haba, directeur général du CEGA, a détaillé le mécanisme de sélection. Les critères définis par Diakité portaient sur le projet professionnel, la motivation, le projet d’études et la situation financière des postulants. Parmi les 21 candidats évalués, neuf ont été classés « priorité élevée », 17 « priorité en attente », tandis que les autres ne devaient pas être considérés. Les trois premiers de la catégorie priorité élevée ont finalement été sélectionnés, mettant ainsi fin à tout soupçon de favoritisme.

Haba a souligné que cette aide comble un besoin réel, notamment pour les candidats confrontés à des contraintes financières. « S’il y a quelqu’un qui s’est engagé, comme M. Ismaël Diakité, à prendre en charge les frais de formation de ces trois étudiants sortants des universités publiques et privées, c’est un ouf de soulagement », a-t-il déclaré.

Une opportunité pour renforcer l’employabilité

Parmi les lauréats figure Kourani Traoré, diplômée en génie géologique de l’Institut supérieur des mines et géologie de Boké. Elle a exprimé sa satisfaction face à une sélection hautement compétitive. « Ça a été un immense plaisir, mais aussi une vraie joie par rapport à cette sélection, parce qu’elle a été vraiment compétitive. J’étais bien contente et heureuse de me savoir parmi les candidats retenus », a-t-elle confié.

Pour Traoré, cette formation intervient au moment opportun de sa carrière. « Cette opportunité est la bienvenue pour moi et elle tombe à pic. Le développement de mes compétences est actuellement un véritable objectif. Dans le domaine des géosciences, la qualification est vraiment très importante. Je trouve que le CEGA est un centre plutôt rigoureux, qui dispose de plusieurs certifications et de collaborations à l’international », a-t-elle apprécié.

Les trois bénéficiaires entament désormais une formation centrée sur la pratique, sous la supervision d’experts et de professionnels du secteur. L’objectif affiché demeure double : renforcer leur employabilité et leur permettre de répondre aux exigences du marché minier, tant au plan national qu’international.

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La rédaction de Fameen News

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