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mercredi 26 août 2026
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Afrique de l'Est

Cashtel : le portefeuille numérique qui démocratise les paiements au Burundi

Cashtel, portefeuille électronique développé au Burundi depuis 2023, démocratise l'accès aux paiements numériques via USSD, sans exiger de connexion Internet. Intégrée aux services fiscaux depuis août 2025, elle couvre transferts, paiements commerciaux et règlement d'impôts.

Cashtel : le portefeuille numérique qui démocratise les paiements au Burundi

Au Burundi, les services financiers numériques se structurent autour d’une nouvelle génération d’acteurs. Parmi eux, Cashtel se distingue en proposant une solution accessible et inclusive : un portefeuille électronique qui fonctionne aussi bien avec une connexion Internet qu’en mode hors ligne.

Lancée en 2023 par Jean d’Amour Kwizera, Cashtel est une fintech développée par Ellis Business Company S.A., établissement de paiement émetteur de monnaie électronique basé à Bujumbura. Sa proposition est simple : offrir un accès aux services de paiement à des utilisateurs auxquels le téléphone mobile suffit, sans exiger une connexion données constante.

Trois façons d’accéder au service

La plateforme fonctionne selon trois canaux. Le premier, et le plus inclusif, passe par le code USSD *429#, accessible depuis n’importe quel téléphone mobile sur les réseaux Econet-Leo, Lumitel et Onamob. Cet accès ne nécessite pas Internet, ce qui élargit considérablement le périmètre des utilisateurs potentiels en zones rurales ou mal connectées. Le second canal est l’application mobile, disponible notamment sur Android, qui compte plus de 10 000 téléchargements selon le Play Store. Le troisième demeure le web, pour les utilisateurs équipés.

Des usages multiples, du quotidien à l’administratif

Cashtel concentre sous un même portefeuille une palette de services financiers : transferts d’argent, retraits, paiements auprès de commerçants, recharges de crédit téléphonique et paiement de factures. L’application mobile intègre également un historique des transactions, utile pour suivre son activité financière.

Le tournant administratif est intervenu en août 2025, quand Cashtel s’est intégrée aux services de l’Office burundais des recettes (OBR). Les contribuables peuvent désormais utiliser la plateforme pour régler leurs impôts et taxes. Selon la direction générale de Cashtel au moment du lancement, plus de 70 types d’impôts et de taxes peuvent être payés via le portefeuille électronique. Cette intégration transforme Cashtel en un outil de collecte fiscale numérique, facilitant les démarches administratives pour les citoyens.

Une stratégie d’expansion par la multiplicité des usages

En diversifiant ses services — transferts, paiements marchands, services publics —, Cashtel cherche à se positionner comme un acteur central des paiements numériques dans un marché burundais où coexistent plusieurs catégories d’opérateurs : banques, opérateurs télécoms et nouveaux établissements de paiement. Cette pluralité reflète un écosystème en transition, où les frontières entre secteurs financier et télécom s’estompent progressivement.

L’entreprise capitalise sur une réalité africaine : la majorité des utilisateurs potentiels accèdent à la technologie via le téléphone mobile. En proposant une interface USSD gratuite en données et une application légère, Cashtel élimine une barrière majeure à l’inclusion financière numérique, celle de la connectivité insuffisante ou onéreuse.

Avec plus de 10 000 téléchargements et une intégration aux circuits administratifs burundais, Cashtel illustre comment les fintechs locales adaptent les services financiers numériques aux réalités du terrain : accès sans Internet, gratuité relative, et services ancrés dans le quotidien des citoyens.

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La rédaction de Fameen News

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