Claude Leroy, sélectionneur du Congo pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, a exprimé son indignation lors d’une conférence de presse en dénonçant une pratique commerciale qu’il juge inacceptable : certains agents de joueurs demanderaient des sommes d’argent pour que leurs clients acceptent une convocation en équipe nationale.
« C’est la première que j’entends cela, de toute ma carrière », a déclaré le « Sorcier blanc », ancien sélectionneur du Cameroun, du Togo et du Ghana. Selon lui, les montants exigés sont considérables. Il cite l’exemple d’agents demandant approximativement 30 millions de francs CFA — soit environ 40 000 euros — simplement pour que leurs joueurs viennent disputer un match avec la sélection congolaise.
Le champion d’Afrique de 1988 qualifie ces agents de « proxénètes du football moderne ». À son analyse, ces intermédiaires ne défendent pas les intérêts du joueur ni ceux du pays, d’autant qu’ils ne partagent souvent pas la nationalité de leur représenté. « Donc ils s’en foutent complètement de la République du Congo », a-t-il affirmé.
Leroy considère qu’aucune contrepartie financière en dehors des conditions nécessaires pour améliorer la performance des joueurs n’a lieu d’être. Il formule une mise en garde sans équivoque : « Le jour où on accepte même 100 euros indépendamment des frais de mission, les primes de matchs ; le jour où on donne de l’argent à un joueur pour qu’il vienne jouer en équipe nationale, je m’en vais tout de suite ».
Cette prise de position du sélectionneur congolais soulève un enjeu structurel dans le football africain contemporain : la tension entre les intérêts commerciaux des agents et le devoir de représentation nationale. En dénonçant publiquement cette pratique lors d’un événement officiel, Leroy met l’accent sur une réalité qui gangrène l’accès aux sélections et compromet la cohésion des équipes.
Le Congo dispute actuellement les éliminatoires de la CAN 2027, et ce contexte de préparation a visiblement amené le sélectionneur à aborder frontalement le sujet des exigences inacceptables des intermédiaires.





