Le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, a réaffirmé sa confiance en Jordan Ayew, rappelant l’attaquant de 35 ans chez les Black Stars pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, en dépit des critiques montantes autour du vétéran ghanéen.
Cette convocation ravive un débat parmi les supporters : alors que le Ghana cherche à reconstruire son équipe après son absence de la CAN 2025, nombreux sont ceux qui estiment qu’Ayew devrait laisser sa place aux jeunes talents. L’attaquant, pilier des Black Stars depuis plus d’une décennie, n’a pas marqué lors de la Coupe du monde 2026, sans même cadrer une frappe durant toute la campagne ghanéenne.
Ses débuts à Sheffield United n’ont pas non plus été concluants. Arrivé tardivement au mercato en tant que joueur libre, Ayew n’a disputé que trois matches pour un total inférieur à 70 minutes, peinent à s’installer comme titulaire régulier.
Queiroz, cependant, juge prématurée toute mise à l’écart. « J’ai toujours ce jeune garçon, Jordan Ayew, qui commence à relancer sa carrière. Mais autour de lui, il suffit de regarder l’âge des joueurs que nous avons actuellement. C’est un point de départ », a déclaré le sélectionneur. Le technicien portugais voit en l’expérience d’Ayew un atout pour guider une sélection en transition.
Le Ghana entame ses éliminatoires de la CAN 2027 dans des circonstances que Queiroz qualifie de reconstruction. Deux rencontres test attendent les Black Stars : un déplacement en Côte d’Ivoire à Bouaké le jeudi 24 septembre, suivi d’une réception de la Gambie trois jours plus tard.
Pour Queiroz, maintenir Ayew dans le groupe répond à une stratégie claire : allier l’expérience d’un vétéran au potentiel d’une génération plus jeune. Cette posture tranche avec les appels croissants à rajeunir l’effectif, mais elle témoigne d’une vision où le Ghana, en quête de retour aux grandes compétitions, s’appuie sur ses cadres tout en accélérant son renouvellement.
La question de la place d’Ayew au sein du groupe restera centrale dans les débats. Ses performances lors des deux prochains matchs et sa capacité à justifier sa sélection au fil des éliminatoires détermineront largement si ce pari de Queiroz était fondé ou si la critique ghanéenne était en droit d’attendre une transition plus radicale.





