En Mauritanie, la rentrée des classes du 5 octobre 2026 s’accompagne d’un défi économique pour les familles de Nouakchott. Alors que des dizaines de milliers d’élèves reprennent le chemin de l’école, les parents font face à une réalité incontournable : l’augmentation des coûts liés aux inscriptions et aux fournitures scolaires.
Dans les marchés de la capitale, l’activité bat son plein les jours précédant la rentrée. Les parents parcourent les allées pour rassembler le nécessaire : cahiers, sacs, crayons, taille-crayons et stylos. Guéladio Diabira, parent d’élève, explique ses achats de manière détaillée. Il a acquis progressivement les articles indispensables, mais reconnaît que les prix affichés sur les marchés restent élevés. Avec trois enfants à scolariser, la charge financière s’accumule rapidement, même si les achats s’échelonnent dans le temps.
Les commerçants du secteur témoignent aussi des difficultés. Salem Mohamed, vendeur au marché et lui-même parent de deux enfants, observe une baisse de la clientèle directement liée aux tarifs pratiqués. Il passe parfois des heures sans effectuer une vente, tandis que les clients hésitent face aux prix jugés prohibitifs. Pour ce commerçant, l’enjeu est crucial : il doit générer suffisamment de revenus pour payer l’inscription de ses propres enfants. Malgré cette situation, il garde l’espoir que la fréquentation augmentera avant la fin de la semaine.
Cette tension financière reflète un contexte plus large : la cherté générale de la vie impacte directement les familles mauritaniennes. L’accès à l’éducation, bien que fondamental, demeure conditionné par la capacité des parents à réunir les sommes nécessaires, tant pour les frais d’inscription que pour les fournitures elles-mêmes.
Malgré ces obstacles, les parents restent mobilisés. Leur objectif demeure inchangé : permettre à leurs enfants de reprendre les cours avec le matériel complet, symbole d’une volonté de ne pas laisser les contraintes économiques entraver l’accès à l’éducation. La rentrée du lundi suivant se dessine ainsi comme un moment critique où famille et école se rencontrent sur le terrain des ressources réelles.





