Le gestionnaire d’actifs kényan Britam Asset Managers a diversifié son offre le 8 octobre dernier avec le lancement de deux nouveaux instruments financiers. Cette initiative permet aux investisseurs locaux d’accéder à des marchés internationaux et à des actifs variés, tout en introduisant des mécanismes de gestion spécifiques.
Une exposition aux marchés technologiques américains
Le premier produit, baptisé Enhanced Global Equity Special Fund, est libellé en dollars. Avec un ticket d’entrée fixé à 2 000 dollars et des versements complémentaires possibles à partir de 1 000 dollars, ce fonds cible principalement les grandes entreprises technologiques mondiales, notamment dans les secteurs du cloud, des semi-conducteurs et des véhicules électriques.
La documentation officielle souligne une caractéristique majeure : la performance de cet investissement est doublement corrélée au marché boursier américain et aux fluctuations du taux de change entre le dollar et le shilling kényan. L’institution précise que la détention d’actifs en devises étrangères ne constitue pas une garantie contre une baisse des cours boursiers.
Diversification et gestion du risque
Le second produit, le Multi-Asset Special Fund, est libellé en shillings kényans. Accessible à partir d’un investissement initial de 500 000 shillings, avec des apports ultérieurs de 250 000 shillings, ce fonds adopte une stratégie composite. Il intègre des titres d’État, des obligations internationales, des actions locales et mondiales, ainsi que des matières premières comme l’or et le pétrole.
Britam indique que ce fonds peut recourir à l’effet de levier et à des stratégies de couverture de change, bien que les proportions et l’activation réelle de ces leviers ne soient pas détaillées dans les documents consultés.
Conditions de retrait et transparence
Les deux fonds imposent une période de blocage de six mois. Toute sortie anticipée entraîne une pénalité de 5 % sur le capital investi. Cette contrainte souligne la nature de ces produits, destinés à une clientèle disposant d’une capacité d’immobilisation de capital à moyen terme.
À ce jour, les documents fournis par Britam ne précisent pas le niveau des frais de gestion appliqués à ces fonds. Cette information demeure essentielle pour permettre aux investisseurs de comparer ces produits avec d’autres solutions d’épargne ou des achats directs d’ETF. Avec plus de 300 milliards de shillings sous gestion, Britam se positionne parmi les cinq plus importants gestionnaires d’actifs du Kenya, consolidant son rôle dans l’écosystème financier national.





