L’entrepreneur nigérian Tony Elumelu, figure centrale du paysage économique continental, a récemment réaffirmé sa vision pour le développement du continent. À travers ses activités au sein de structures telles que Heirs Holdings, Transcorp et United Bank for Africa (UBA), il prône une mobilisation accrue des capitaux nationaux pour bâtir une base industrielle solide.
Une stratégie énergétique renforcée
Le futur président de Seplat Energy consolide son influence dans le secteur énergétique nigérian. Cette dynamique s’appuie sur une gestion rigoureuse des investissements. En moins de dix mois, les sociétés sous son contrôle ont enregistré une progression significative de leur participation dans Seplat Energy. L’investissement initial, évalué à près de 500 millions de dollars, a vu sa valeur atteindre environ 976 millions de dollars, marquant une plus-value latente supérieure à 600 millions de dollars.
Cette opération, initiée par l’acquisition d’une participation de 20,07 % en décembre 2025, illustre la capacité de la finance locale à générer des rendements substantiels. Outre la valorisation boursière, cet investissement a permis de percevoir environ 35 millions de dollars de dividendes bruts, renforçant ainsi les capacités d’investissement du groupe.
L’industrie comme levier de souveraineté
Pour Tony Elumelu, le développement économique de l’Afrique repose sur une conviction claire : l’industrialisation doit être portée par les acteurs du continent eux-mêmes. Cette approche vise à transformer les richesses nationales en moteurs de croissance durable. En misant sur des secteurs stratégiques, l’entrepreneur cherche à démontrer que le capital africain peut non seulement être rentable, mais également devenir le socle d’une transformation structurelle des économies locales.
Par ses prises de position, il souligne l’importance d’une finance nationale proactive, capable de financer les infrastructures et les industries nécessaires à l’essor du continent. Cette vision s’inscrit dans une volonté de réduire la dépendance extérieure et de favoriser une autonomie industrielle, condition sine qua non, selon lui, pour assurer une prospérité partagée à long terme.





