Le manager de la sélection nationale congolaise, Dodo Landu, a apporté une mise au point ferme sur le fonctionnement administratif des Léopards, suite aux déclarations publiques de Constant Omari, ancien président de la Fédération congolaise de football (FECOFA).
Au cœur du débat : la question de savoir comment le sélectionneur français Sébastien Desabre transmet ses rapports et bilans. Omari avait soulevé des questions sur une possible contournement des canaux institutionnels. Dodo Landu a catégoriquement démenti cette lecture. « Sébastien Desabre ne rend pas compte à la Présidence en bypassant la FECOFA et le MSL… Faux et archifaux », a tranché le manager.
Selon ses explications, aucun document du technicien français ne transite directement vers le Palais de la Nation. Tous les rapports de travail et bilans suivent une procédure stricte : ils passent par le Comité de Normalisation (CONOR) et le ministère des Sports et Loisirs (MSL), avant toute transmission ultérieure. Cette clarification insiste sur le respect des canaux institutionnels et la préservation du rôle opérationnel de la fédération.
Cependant, Dodo Landu a nuancé son propos en reconnaissant l’implication personnelle du Chef de l’État dans le redressement du football national. Il a salué le soutien que l’équipe des Léopards reçoit de la part d’un président passionné par le ballon rond. Cette aide présidentielle, a-t-il insisté, n’invalide en rien la tutelle administrative et les responsabilités opérationnelles de la fédération. L’accompagnement politique ne signifie pas une ingérence dans les circuits de décision sportive.
Le débat reflète les tensions récurrentes au sein des structures du football congolais autour de la clarté des rôles et de la chaîne de commandement. La mise au point de Dodo Landu vise à établir que la gouvernance des Léopards, bien que bénéficiant d’un soutien étatique, demeure encadrée par les institutions fédérales et ministérielles compétentes.
Cette clarification intervient dans un contexte où la Fédération congolaise traverse une période de normalisation, avec des enjeux importants liés à la stabilité de l’encadrement technique et administratif de la sélection nationale.





