La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, lundi 6 juillet 2026, des mesures disciplinaires à l’encontre du journaliste Mamady Konoma Keïta et de deux plateformes médias en ligne qui lui sont liées. Cette décision intervient dans un contexte où les questions de régulation médiatique restent sensibles en Guinée.
Les mesures prononcées
Selon la décision n°025/HAC/2026, la HAC a ordonné une suspension du journaliste l’interdisant d’exercer son activité sur l’ensemble du territoire national. Deux médias en ligne associés à Mamady Konoma Keïta ont également fait l’objet d’une fermeture administrative.
La décision complète des motivations et du périmètre exact des sanctions reste à préciser auprès des sources officielles.
Enjeux de la régulation médiatique en Guinée
Cette affaire s’inscrit dans les débats récurrents autour de la liberté d’expression et du rôle de la HAC en Guinée. La Haute Autorité, créée pour garantir le pluralisme et l’indépendance médiatique, voit régulièrement ses décisions scrutées par les observateurs de la liberté de presse et les organisations de défense des droits humains.
En Afrique de l’Ouest, les suspensions de journalistes et de médias suscitent des questions : elles reflètent-elles des violations effectives des codes médiatiques, ou constituent-elles des entraves à la liberté d’expression ? Les deux enjeux doivent être examinés avec rigueur.

Contexte régional
La Guinée n’est pas seule face à ces tensions. Plusieurs pays de la région connaissent des frictions entre autorités de régulation médiatique et professionnels de l’information. Ces tensions illustrent la fragilité de l’équilibre entre supervision des médias et protection du droit de chacun à s’informer librement.
Questions en attente
Plusieurs points méritent clarification :
- Les motivations précises invoquées par la HAC dans sa décision
- Les recours juridiques disponibles pour Mamady Konoma Keïta
- La durée de la suspension
- Les noms et contenus exacts des deux médias fermés
- Les réactions d’organisations de défense de la liberté de presse
Fameen News poursuivra le suivi de ce dossier à mesure que des informations officielles seront disponibles.
Perspective
Au-delà de ce cas particulier, cette décision soulève une question structurelle pour la Guinée : comment garantir une régulation médiatique efficace sans compromettre la liberté d’expression, droit fondamental protégé par la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ?
Les autorités guinéennes et les professionnels des médias auront à explorer ensemble les voies d’une cohabitation constructive.




