Conakry – Le secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) Sékou Jamal Pendessa s’est vu remettre le Prix d’Excellence Almamy Samory Touré, le mercredi 23 septembre 2026. La cérémonie, organisée par l’Alliance nationale des patriotes de Guinée (ANPG) au siège du SPPG à la Maison de la presse de Guinée, reconnaît son action en faveur de la liberté de la presse dans le pays.
Bobo Conakryka Baldé, président de l’ANPG, a justifié cette distinction par une enquête de terrain auprès de citoyens. « C’est le résultat de ce sondage qui a abouti à cette distinction. Comme vous le savez, aujourd’hui en Guinée, on ne peut parler de liberté de la presse, on ne peut parler des conditions de vie et de travail des journalistes sans parler de M. Pendessa », a-t-il expliqué, qualifiant le lauréat de « lion noir qu’on doit tous acclamer, publiciser, accompagner et soutenir ».
Hassane Kaba, directeur général de la Maison de la presse, s’est associé à cet hommage en soulignant le mérite du secrétaire général du syndicat. Il a rappelé le rôle joué par l’institution dans la création du SPPG.
Une reconnaissance de son vivant
Visiblement ému par cette consécration, Sékou Jamal Pendessa a remercié les membres de l’ANPG. Il a particulièrement insisté sur l’importance symbolique de recevoir une telle reconnaissance avant la fin de sa vie. « Beaucoup préfèrent attendre que les gens décèdent, certains même dans leur combat, et puis, le jour des funérailles, exprimer des reconnaissances. Ce n’est pas mal, mais quand vous le faites aussi de leur vivant, ça fait un plus. Ça vous donne beaucoup plus de courage, parce que vous comprenez par là qu’il y a des gens qui reconnaissent ce que vous êtes en train de faire », a-t-il confié.
Le caractère démocratique du processus de sélection a également résonné chez le lauréat. Apprenant que la distinction provenait d’un sondage réalisé auprès de citoyens ordinaires, Pendessa y a vu la preuve que ses efforts pour la défense des journalistes trouvent un écho au-delà du cercle restreint des professionnels. « Savoir qu’il y a des citoyens anonymes dans les quartiers, puisque vous dites que c’est le résultat d’un sondage, des gens qui observent, qui estiment que, bien qu’on ne soit pas de la même corporation, ce que nous sommes en train de faire, nous le faisons dans l’intérêt général de ceux qui nous ont fait confiance, c’est-à-dire les journalistes, c’est un autre facteur de satisfaction », a-t-il déclaré.
Un honneur pour l’ensemble de la presse
Dans son allocution finale, Sékou Jamal Pendessa a tenu à redéfinir la portée de cette distinction. Il a dédié le prix à l’ensemble de la corporation médiatique guinéenne, au-delà de sa seule personne. « Vous avez décerné ce prix à peine à moi, mais ce prix concerne l’ensemble de la corporation. Je suis là pour tous les journalistes guinéens, pour les employés des médias, tous les acteurs du monde des médias, que vous soyez de quel bord, patron ou employé », a-t-il souligné.
Cette approche collective reflète sa vision d’une défense de la presse qui englobe patrons et salariés, unifiée par un objectif commun d’avancement du secteur. Le prix, a-t-il conclu, appartient à « toute la presse guinéenne » et à « des acteurs qui œuvrent nuit et jour au sein de cette corporation pour faire avancer les choses ».





