Une mutation industrielle en marche
Longtemps dépendant du diesel pour assurer la continuité de ses activités, le secteur industriel africain amorce une transformation majeure. Face aux coûts élevés des combustibles fossiles, aux défis logistiques d’approvisionnement et aux impératifs croissants de décarbonation, les entreprises du continent intègrent désormais des solutions renouvelables au cœur de leurs infrastructures.
Le solaire au service de la production
L’exemple du complexe minier de Kamoa Copper, situé près de Kolwezi, illustre concrètement cette transition. Le site remplace progressivement ses groupes électrogènes par une vaste centrale photovoltaïque. S’étendant sur 400 hectares, cette installation solaire permet de fournir une énergie plus propre aux opérations minières, marquant un tournant dans la gestion énergétique des sites extractifs.
De même, Tanger Med témoigne de cette dynamique à travers sa stratégie de diversification énergétique. Le complexe portuaire a mis en service une centrale solaire flottante d’une capacité de 13 MWc sur le barrage Oued Rmel, démontrant l’efficacité de l’exploitation des ressources naturelles locales pour soutenir les besoins industriels.
Un élan continental soutenu par les politiques publiques
Cette tendance dépasse les initiatives isolées. Selon le Forum économique mondial, des progrès significatifs ont été enregistrés sur le continent en matière de réglementation et de politiques publiques favorisant la transition énergétique. Des pays comme l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Égypte multiplient les investissements pour réduire la part des énergies fossiles dans leur mix électrique.
Bien que la progression des énergies vertes reste contrastée selon les zones géographiques, cette volonté collective de réduire la dépendance au diesel souligne une quête de résilience accrue. En investissant dans des infrastructures renouvelables, les industriels africains cherchent non seulement à sécuriser leur accès à l’énergie, mais aussi à s’inscrire dans une trajectoire de développement plus durable et moins exposée aux chocs des marchés mondiaux.





