À Conakry, la commune de Dixinn a connu une séquence de tension sociale ce lundi 26 octobre 2026. Un groupe de femmes balayeuses, qui prévoyait d’organiser une manifestation pour exprimer leurs doléances, a finalement choisi la voie de la concertation avec les autorités communales.
Une priorité donnée à la négociation
Alors que la mobilisation était initialement prévue pour ce lundi, les travailleuses ont suspendu leur mouvement de contestation. Selon les témoignages recueillis sur place, cette décision fait suite à l’ouverture formelle de discussions avec l’administration de la mairie. Une participante, ayant requis l’anonymat, a confirmé que le choix de renoncer à la manifestation visait à laisser une chance aux échanges en cours.
Malgré l’absence de rassemblement revendicatif, la présence des forces de l’ordre était notable aux abords de la mairie. Un véhicule de la police et un autre de la gendarmerie étaient positionnés aux entrées du bâtiment, tandis que des agents assuraient une surveillance des lieux tout au long de la matinée.
Des conditions de travail au cœur des échanges
Si la manifestation a été écartée, le fond des revendications demeure une préoccupation majeure pour ces travailleuses. Les balayeuses pointent du doigt une précarité persistante et des retards récurrents dans le versement de leurs émoluments.
« Nous travaillons du lundi au vendredi, mais nous ne sommes pas bien traitées », a confié l’une des employées, soulignant l’accumulation d’arriérés de paiement. Ces difficultés financières, couplées à des conditions de travail jugées éprouvantes, constituent le socle des discussions désormais engagées avec les autorités locales.
L’issue de ces négociations est désormais attendue par les travailleuses, qui espèrent obtenir des engagements concrets pour améliorer leur quotidien professionnel. La mairie de Dixinn se retrouve ainsi face à l’enjeu de répondre aux attentes légitimes de son personnel d’entretien pour garantir la continuité du service public dans la commune.





