La scène musicale britannique voit s’affirmer une figure incontournable. Rachel Chinouriri, artiste indé reconnue, a dévoilé le 14 octobre 2026 son deuxième album studio, intitulé I think I spoke too soon. Ce nouveau projet marque une évolution artistique notable, propulsant l’autrice-compositrice vers des sonorités plus modernes et festives.
Une mutation sonore assumée
Si son premier opus, What a Devastating Turn of Events, sorti en 2024, ancrait Rachel Chinouriri dans une esthétique pop indé centrée sur les guitares, ce second disque opère un virage vers la synthpop. L’artiste, âgée de 27 ans, intègre des textures électroniques, des voix légèrement distordues et des rythmiques synthétiques qui évoquent l’effervescence des clubs londoniens.
Cette direction artistique s’inspire d’influences variées, allant de figures emblématiques comme Madonna et Kylie Minogue aux structures rythmiques de LCD Soundsystem, tout en puisant dans l’héritage musical des années 1980. Toutefois, les guitares électriques ne disparaissent pas totalement, comme l’illustre le titre AAAHHH!!!, témoignant d’une volonté de conserver une continuité avec son identité musicale passée.
La danse comme miroir de l’intime
Le titre de l’album, que l’on peut traduire par « je crois que j’ai parlé trop vite », souligne la transformation personnelle de l’artiste. Malgré une production qui invite au mouvement, le fond des textes demeure fidèle à la plume acérée et introspective de la chanteuse. Rachel Chinouriri utilise ses chansons comme un journal intime, explorant des thématiques complexes telles que la quête d’identité, le rapport à soi et les défis liés à l’addiction.
À travers des morceaux comme One song away from crying ou Broken chair, elle met en lumière le contraste entre l’agitation de la foule et les tourments intérieurs. L’artiste y aborde sans détour les lendemains de soirée, les souvenirs flous et les dynamiques de séduction, offrant un récit honnête sur la complexité de la vie d’une jeune femme contemporaine. Avec I think I spoke too soon, Rachel Chinouriri démontre qu’il est possible de trouver des réponses personnelles tout en explorant de nouveaux horizons sonores sur la piste de danse.
n





