Le paysage des entreprises et établissements publics marocains se caractérise par une diversité de résultats. Avec un portefeuille composé de 274 entités, ces structures jouent un rôle central dans le développement économique du pays, intervenant dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, les mines, le tourisme et l’aménagement du territoire.
Des résultats financiers significatifs
Le secteur public marocain affiche une assise financière solide. Selon les données disponibles, ces 274 entités ont généré un chiffre d’affaires global de 421,5 milliards de dirhams, soit environ 40 milliards d’euros, au cours de l’exercice précédent. Ces activités ont permis de dégager un bénéfice cumulé de 23,4 milliards de dirhams.
Des trajectoires de croissance divergentes
Si la performance globale est notable, la réalité opérationnelle révèle des disparités marquées entre les différents acteurs. Le Maroc s’appuie sur des piliers majeurs pour soutenir sa stratégie de développement :
- Tanger Med Special Agency (TMSA) : L’opérateur portuaire affiche des ambitions de développement à long terme. À l’horizon 2030, Tanger Med prévoit de doubler ses capacités de traitement du trafic conteneurisé en Méditerranée.
- Acteurs institutionnels : Des structures telles que la Caisse marocaine de dépôts et de gestion (CDG), l’Office national des chemins de fer (ONCF), l’Office chérifien des phosphates (OCP) et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) occupent des positions clés dans l’économie nationale.
Vers une optimisation du modèle
Face à ces performances contrastées, le cadre actuel souligne la nécessité de réformes structurelles. L’objectif est de renforcer l’efficacité des opérateurs rencontrant des difficultés opérationnelles, afin de garantir que l’ensemble des établissements publics puisse contribuer pleinement aux politiques publiques. Ces ajustements visent à harmoniser la dynamique de croissance au sein d’un écosystème où la performance de chaque acteur est déterminante pour l’économie marocaine.



