Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a pris la parole pour répondre aux détracteurs de la Coupe du monde 2026, affirmant que certains « répandent la haine » autour de cet événement planétaire. Une prise de position qui intervient alors que le tournoi, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, fait l’objet de débats intenses sur sa viabilité et ses impacts.
Un tournoi sans précédent
La Coupe du monde 2026 marque un tournant majeur dans l’histoire de la compétition : pour la première fois, elle sera disputée par 48 équipes nationales, contre 32 auparavant. Cette expansion répond à l’objectif de la FIFA d’inclure davantage de nations et de renforcer la représentation mondiale du football. L’Afrique, en particulier, bénéficiera d’une augmentation du nombre de places : neuf sélections africaines sont attendues, contre cinq lors de la dernière édition en 2022.
Cette évolution constitue une opportunité majeure pour les fédérations africaines et leurs joueurs d’accéder à la plus grande scène du football mondial. Pour la Guinée et les autres sélections continentales, les éliminatoires à venir représentent une chance concrète d’accéder au Mondial.
Des critiques multiples
Depuis l’annonce officielle de cette édition, le projet a suscité diverses préoccupations : questions logistiques concernant le nombre de matchs et les délais de récupération des équipes, impacts environnementaux, préoccupations liées aux droits du travail des ouvriers du bâtiment, et débats sur le coût économique global pour les trois nations hôtes.
Certains observateurs soulèvent également des enjeux financiers : les trois pays devront investir massivement dans les infrastructures stadiales et de transport. Parallèlement, des questions se posent sur la qualité compétitive d’un tournoi à 48 équipes, certains craignant une dilution du niveau sportif.
La riposte d’Infantino
Face à ces critiques, Gianni Infantino a rejeté les accusations d’irresponsabilité, affirmant que ceux qui « répandent la haine » autour du projet nuisent au football mondial. Le président de la FIFA a défendu la pertinence sportive et commerciale de l’expansion, mettant en avant l’inclusion accrue des nations. Il souligne que cette format élargit l’accès au plus grand tournoi sportif et renforce l’universalité de la compétition.
Infantino a également insisté sur les garanties que la FIFA met en place pour assurer une organisation fiable et des conditions décentes pour les joueurs, les supporters et les organisateurs. Selon lui, les préparatifs avancent conformément aux attentes, et les trois nations hôtes démontrent leur capacité à accueillir un événement de cette envergure.
Enjeux africains et perspectives
Pour l’Afrique, cette édition 2026 s’annonce cruciale. L’augmentation du nombre de places offre une fenêtre d’opportunité aux sélections nationales, notamment celles qui peinent habituellement à se qualifier. Les fédérations africaines pourraient aussi bénéficier d’une exposition médiatique accrue et de revenus générés par la participation à cette compétition d’envergure mondiale.
Les mois à venir seront décisifs : les éliminatoires africains détermineront quelles nations du continent fouleront les pelouses nord-américaines. Pour la Guinée, l’enjeu reste d’accéder à ces qualifications finales et de poser les bases d’une campagne compétitive.
Au-delà des polémiques, la Coupe du monde 2026 demeure un catalyseur d’espoir et d’ambition pour des millions de fans africains et de joueurs aspirant à briller sur la plus grande scène du football mondial.




