Aller au contenu
samedi 29 août 2026
MarchésCours · MAJ 14h56
USD / GNF 8 790 EUR / GNF 10 205 XOF / GNF 15,6 CNY / GNF 1 304 Or 4 456 $/oz Argent 66,5 $/oz Bitcoin 77 989 $
S’abonner
PublicitéCel
Économie

La BERD investit 8 millions de dollars dans Ventures Platform II

La BERD investit jusqu'à 8 millions de dollars dans Ventures Platform II, marquant son entrée inédite dans le capital-risque africain. Le fonds panafricain, fondé en 2016, soutient plus de 90 startups et dépasse ses objectifs de levée avec 84 millions de dollars.

La BERD investit 8 millions de dollars dans Ventures Platform II

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) s’engage pour la première fois dans un fonds de capital-risque opérant en Afrique subsaharienne. L’institution a annoncé, mercredi 26 août 2026, une participation pouvant atteindre 8 millions de dollars auprès de Ventures Platform II, le fonds panafricain fondé en 2016 à Lagos par Kola Aina.

Cet engagement revêt une portée institutionnelle marquante : la BERD n’avait jusqu’à présent jamais investi dans un fonds de capital-risque intervenant en Afrique subsaharienne. Cette entrée s’inscrit dans le mandat « Early-Stage Innovation Facility II » (ESIF II), une facilité dotée de 200 millions d’euros par laquelle la BERD finance des gestionnaires de fonds spécialisés dans les premières étapes du financement.

Un fonds dédié aux startups précoces

Ventures Platform se concentre sur les tours de table très en amont, du stade « discovery » (seed) jusqu’à la série A. Depuis sa création, le fonds soutient plus de 90 startups panafricaines. Parmi ses investissements réussis figurent Paystack, Moniepoint, MDaSS et OmniRetail, devenues licornes ou scale-up reconnus sur le continent.

Le Fonds II a dépassé ses objectifs de levée. Sa première clôture s’est établie à 64 millions de dollars, avant d’atteindre 84 millions de dollars à la clôture finale. Ce succès tranche avec le contexte régional : le marché africain du capital-risque a connu un repli en 2024-2025, marqué par une baisse des levées globales.

Ventures Platform cible des secteurs jugés structurants pour l’économie africaine : fintech, e-commerce et technologies logistiques. Le fonds investit aussi dans des domaines connexes tels que la santé, l’agriculture, l’éducation et l’intelligence artificielle. Sa thèse d’investissement privilégie les services destinés aux populations historiquement mal desservies par le système financier traditionnel.

Vers un renforcement des investissements institutionnels

Dirk Werner, directeur général de la branche « Equity » de la BERD, supervise la transaction. Selon l’institution, le déficit d’investissement en capital-risque panafricain demeure un obstacle structurel majeur. Plusieurs études documentent une mobilisation insuffisante des capitaux institutionnels, comparée à la vitalité entrepreneuriale observable sur le continent.

La BERD estime que les fonds panafricains actifs au stade seed jouent un rôle central dans la structuration économique de l’Afrique. En finançant les startups précoces, ils irriguent un tissu entrepreneurial encore peu couvert par les acteurs financiers traditionnels.

Kola Aina, associé fondateur de Ventures Platform, a interprété l’engagement de la BERD comme une reconnaissance institutionnelle de la capacité du fonds à soutenir des entreprises durables sur des marchés à fort potentiel.

Premiers déploiements du Fonds II

Le Fonds II a lancé son premier investissement public en juillet 2026. Il a co-piloté un tour de table de 3 millions de dollars dans Cybervergent, une entreprise nigériane spécialisée en cybersécurité. Ce premier engagement illustre l’orientation sectorielle du fonds et sa positionnement au stade seed.

Aux côtés de la BERD figurent parmi les Limited Partners Norfund, qui s’engage à hauteur de 6 millions de dollars, ainsi que des investisseurs historiques du fonds qui renouvellent leur soutien.

PublicitéFG 7
Signaler une erreur dans cet article

Partager cet article

La rédaction de Fameen News

Fameen News est un média économique panafricain. Ses articles sont produits par un système éditorial automatisé, sous la responsabilité de la direction de la publication, à partir d'une veille de sources publiques africaines et internationales.

Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *