La Tunisie tourne la page. Après un Mondial 2026 calamiteux — trois défaites, douze buts encaissés et seulement deux marqués — les Aigles de Carthage entament une nouvelle phase sous la direction de Moïne Chaâbani, nommé à la tête de la sélection en juillet avec un contrat courant jusqu’en 2030.
Le bilan mondial avait été sans appel. Face à la Suède, la débâcle (1-5) avait coûté son poste au sélectionneur précédent, Sabri Lamouchi. L’intérim assuré par Hervé Renard n’avait rien arrangé : défaite contre le Japon (0-4), puis contre les Pays-Bas (1-3). La Tunisie avait achevé son parcours sans le moindre point au classement.
C’est sur ces décombres que Chaâbani doit construire. Le technicien tunisien a choisi une stratégie de renouvellement progressif. Son premier groupe compte plusieurs retours importants : Ferjani Sassi, Ali Maâloul, Aïssa Laïdouni, Mohamed Ali Ben Romdhane et Hamza Rafia. Ces éléments expérimentés doivent servir de piliers à une équipe profondément secouée.
Parallèlement, Chaâbani ouvre la porte à de nouveaux visages. Sami Chouchane, Mohamed Nasraoui, Rayan Elloumi et Sadok Kadida figurent parmi les joueurs appelés pour cette nouvelle étape. L’équilibre entre l’expérience et le renouvellement reste délicate à trouver : les cadres doivent transmettre la confiance, tandis que les jeunes talents apportent de l’énergie et de la fraîcheur.
Le chantier de Chaâbani est vaste. Après le chaos du Mondial, il doit installer une nouvelle hiérarchie, définir ses principes tactiques et créer rapidement des automatismes. Transformer ce mélange d’anciens et de nouveaux en un collectif cohérent constitue son premier défi, bien avant de viser des résultats ambitieux en éliminatoires.
L’Ouganda servira de premier test. Prévue le jeudi à 19h GMT à Radès, cette rencontre dépasse le simple début des qualifications pour la CAN 2027. Elle marque le véritable lancement du projet Chaâbani et offre aux Aigles de Carthage l’occasion de montrer un autre visage. Organisation, confiance, animation et cohésion seront autant d’éléments à observer.
Pour la Tunisie, il ne s’agit pas seulement de gagner, mais de démontrer que le Mondial 2026 appartient désormais au passé et qu’une reconstruction crédible est en cours.





