La Senelec, pilier stratégique de l’économie sénégalaise, se trouve au cœur d’une réflexion sur ses orientations stratégiques. Pour répondre aux besoins énergétiques du pays, l’entreprise publique doit relever un triple défi : assurer la continuité de la fourniture d’électricité, optimiser la gestion des ressources publiques et moderniser ses infrastructures techniques.
Une gouvernance axée sur la transparence
Dans un contexte marqué par des débats autour de contrats de comptage, notamment ceux liés aux dossiers Akilee et Amco, la nécessité d’une gestion rigoureuse s’impose. Ces situations soulignent l’importance d’évaluer avec précision les engagements contractuels. L’enjeu pour la direction de la Senelec est de privilégier une démarche transparente, favorisant le dialogue avec les parties prenantes et la publication d’informations vérifiables sur ses choix stratégiques.
L’objectif est de déterminer les solutions les plus adaptées aux besoins réels de l’entreprise, tout en garantissant un équilibre entre le coût des prestations et la protection des finances publiques ainsi que des intérêts des consommateurs.
Redéfinir la performance publique
La performance d’une institution comme la Senelec ne saurait se limiter à ses seuls indicateurs financiers. Elle s’apprécie à travers plusieurs dimensions essentielles :
- La fiabilité et la qualité du service public rendu aux usagers.
- La rigueur dans la maîtrise des dépenses opérationnelles.
- La qualité de la gouvernance interne.
- La capacité de l’entreprise à anticiper les besoins énergétiques futurs du Sénégal.
Le débat public, pour être constructif, gagne à dépasser les confrontations interpersonnelles pour se concentrer sur des éléments factuels et des solutions concrètes. C’est sur la base de ces résultats tangibles et de l’intérêt général que les décisions des dirigeants doivent être évaluées, afin de bâtir une Senelec tournée vers l’avenir et au service du développement national.





