L’artiste belgo-rwandais Swing signe son retour avec F5, un nouvel opus qui marque une étape apaisée dans sa trajectoire musicale. Après les explorations introspectives de son précédent projet Au revoir Siméon, ce disque se distingue par une approche plus organique, portée par une recherche sonore approfondie.
Un processus de création organique
Pour concevoir ces dix nouveaux titres, Swing a choisi de s’entourer de musiciens en studio sous la direction d’Armand Tournier. Ce virage artistique, s’éloignant de ses collaborations habituelles avec le producteur Crayon, insuffle une spontanéité nouvelle au projet. L’intégration de guitares, de basses, de pianos et de chœurs confère à l’album une texture riche où les influences du rap, du r’n’b et de la soul se mêlent à des accents jazz.
Cette exigence de qualité a nécessité trois années de travail, une temporalité que l’artiste assume pour garantir la sincérité de sa démarche. « Je sacralise beaucoup le fait de sortir un projet », confie-t-il, soulignant son besoin de donner le meilleur de lui-même avant chaque publication.
Entre vulnérabilité et lumière
F5, dont le nom évoque la touche de rafraîchissement informatique, symbolise une volonté de tourner une page sans pour autant effacer le passé. À travers des morceaux comme « Dis-moi », dédié à la mémoire de sa grand-mère, ou « Déluge », Swing explore ses failles avec une plume imagée. Si le rappeur-chanteur reconnaît une certaine pudeur, il utilise sa voix — passant des graves chaleureux aux aigus virtuoses — pour servir une esthétique globale plutôt que pour se livrer à une simple démonstration personnelle.
Le disque évolue progressivement vers une atmosphère plus lumineuse. Des collaborations avec des artistes tels que CRC, La Fleyne et Aupinard enrichissent cette palette sonore, culminant dans des titres comme « La maison », qui clôture l’album sur une note poétique et apaisée.
Un parcours en liberté
Depuis ses débuts au sein du collectif L’Or du Commun, Swing a toujours revendiqué une indépendance artistique. Pour lui, la musique demeure avant tout une quête personnelle plutôt qu’une profession dictée par des impératifs financiers. Bien que son parcours solo occupe désormais le devant de la scène, il n’exclut pas de futures retrouvailles avec ses acolytes de L’Or du Commun, à condition qu’un sens artistique commun se dessine.
Le public pourra découvrir l’univers de F5 sur scène lors de deux dates majeures : le 8 novembre 2026 à l’Olympia à Paris, et le 13 novembre 2026 à l’Ancienne Belgique à Bruxelles.
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