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Lifestyle

Art contemporain : AKAA structure le marché africain

La 11e édition de la foire AKAA à Paris met en lumière la vitalité de l'art contemporain africain et la structuration d'un marché en pleine évolution.

Art contemporain : AKAA structure le marché africain

La 11e édition de la foire Also Known As Africa (AKAA) se tient actuellement au Carreau du Temple, à Paris, jusqu’au 25 octobre 2026. Cet événement majeur, dédié à la création contemporaine africaine et afro-descendante, offre un panorama sur un marché en pleine mutation, porté par une nouvelle génération d’acteurs.

Une photographie à l’honneur

Pour cette nouvelle édition, Sitor Senghor, directeur artistique de la foire, a choisi de mettre en lumière la photographie. Selon lui, les artistes du continent se distinguent par une approche directe et une profondeur narrative qui ne nécessitent pas de décryptage conceptuel complexe. Cette accessibilité est renforcée par l’évolution des technologies numériques, permettant à des autodidactes de s’imposer sur la scène internationale sans passer par les circuits académiques traditionnels.

Vers une stabilisation du marché

Après une période de forte spéculation suivie d’un repli des ventes en 2024, le marché de l’art africain montre des signes de maturité. Sitor Senghor observe une reprise des ventes aux enchères depuis 2025, caractérisée par une progression plus mesurée et durable. « Aujourd’hui, ce sont les meilleurs qui restent », souligne le commissaire, précisant que les artistes africains continuent de prospérer au sein des grandes galeries internationales.

L’émergence d’un écosystème local

Si une part importante des transactions s’effectue encore en Occident, la dynamique change sur le continent. Le directeur d’AKAA note l’émergence d’une nouvelle génération de collectionneurs africains. Souvent formés à l’étranger puis revenus investir dans leurs pays d’origine, ces acteurs accordent une valeur croissante au patrimoine artistique local.

Sitor Senghor rappelle que le marché se structure désormais autour de galeries professionnelles, remplaçant progressivement les ventes informelles de gré à gré. Il cite son expérience personnelle à Abidjan, dès 2018, pour illustrer ce potentiel : la demande locale pour des œuvres de valeur prouve que l’art contemporain s’inscrit désormais pleinement dans les aspirations de la nouvelle classe entrepreneuriale africaine.

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