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Afrique de l'Ouest

JOJ Dakar 2026 : Mervie Yembele, l’espoir de l’escrime congolaise

À 16 ans, Mervie Yembele fait partie des neuf athlètes congolais sélectionnés pour les JOJ Dakar 2026. Portrait d'un jeune escrimeur déterminé à marquer l'histoire.

JOJ Dakar 2026 : Mervie Yembele, l’espoir de l’escrime congolaise

À 16 ans, Mervie Yembele incarne une nouvelle génération de sportifs congolais déterminés à briller sur la scène internationale. Sélectionné parmi les neuf athlètes représentant la République démocratique du Congo (RDC), il s’apprête à participer aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, qui se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Une passion née devant l’écran

Le parcours de Mervie Yembele est singulier. C’est en observant les Jeux olympiques de Rio en 2016 que le jeune homme découvre l’escrime. Intrigué par ces athlètes en tenue blanche maniant des lames, il réalise alors que cette discipline est accessible en RDC. Après avoir pris contact avec la Fédération congolaise d’escrime, il s’est pleinement investi dans ce sport, faisant aujourd’hui du sabre son arme de prédilection.

Un engagement quotidien à Kinshasa

Pour se préparer à l’exigence des JOJ, Mervie Yembele suit un programme d’entraînement rigoureux dans la commune de Lemba, à Kinshasa. Il consacre ses matinées, du lundi au samedi, à la pratique, complétées par des séances en soirée les mardis, jeudis et samedis. Cette discipline quotidienne lui permet de perfectionner sa technique, notamment sa rapidité et ses parades, des aspects qu’il affectionne particulièrement.

Le défi de la performance

L’ambition du jeune escrimeur est claire : décrocher une médaille pour son pays. « C’est vraiment un honneur pour moi de participer aux JOJ. La RDC ne compte pas de médaille olympique et du coup, aujourd’hui, je crois que c’est ma chance », confie-t-il.

Cependant, cet objectif se heurte à des réalités matérielles complexes. Anaël Konga, vice-président de la Fédération congolaise d’escrime, souligne les difficultés rencontrées par les athlètes : « Les conditions d’entraînement sont vraiment médiocres. La fédération n’a pas de salle, nous n’avons pas de sponsors. » Malgré ces obstacles, la fédération, qui compte un peu plus d’une centaine de licenciés, continue de soutenir ses talents, misant sur la détermination de ses sportifs pour pallier le manque de moyens logistiques.

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