Le Groupe SUNU et l’International Finance Corporation (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, ont officialisé un partenariat stratégique en marge de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS) à Luanda. Cet accord porte sur une prise de participation de l’IFC au capital de SUNU Investment Holding (SIH), la structure dédiée aux activités bancaires du groupe panafricain.
Un levier pour le financement des PME
L’investissement, qui peut atteindre 29 millions de dollars (environ 17 milliards de FCFA), vise à renforcer les fonds propres de la holding. Cette opération répond à une triple ambition opérationnelle : consolider la solidité financière du groupe, soutenir le développement de ses filiales et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME).
Une attention particulière est portée aux entreprises dirigées par des femmes, un segment identifié comme prioritaire pour stimuler la croissance économique locale. En complément de cet apport financier, l’IFC accompagnera le groupe à travers un programme de services-conseils spécialisé dans la gestion des risques et le renforcement de la gouvernance.
Une étape clé pour l’ambition bancaire du groupe
Pour Mohamed-Lamine Bah, Directeur Général du Groupe SUNU, cette entrée au capital constitue une marque de confiance majeure. « Elle nous donne les moyens d’accélérer le développement de nos banques, au service des entreprises et de renforcer la proximité avec nos clients en répondant davantage à l’ensemble de leurs besoins », a-t-il déclaré.
Fondé en 1998 par Papa Pathé Dione, le Groupe SUNU s’est imposé comme un acteur panafricain de référence, particulièrement dans le secteur de l’assurance Vie en zone CIMA. Présent dans 17 pays d’Afrique subsaharienne, le groupe emploie plus de 5 600 collaborateurs et gère 38 sociétés. Sa branche bancaire, SUNU Investment Holding, a été créée en 2018 et est basée en Côte d’Ivoire, supervisant notamment SUNU Bank Sénégal et SUNU Bank Togo.
De son côté, l’IFC continue de déployer sa stratégie de soutien au secteur privé dans les marchés émergents. Au cours de l’exercice 2026, l’institution a engagé un montant record de 105 milliards de dollars à l’échelle mondiale, confirmant son rôle de catalyseur pour le développement économique et la mobilisation de capitaux privés.




