Aller au contenu
jeudi 20 août 2026
MarchésCours · maj 1 h
USD / GNF 8 783 EUR / GNF 10 167 XOF / GNF 15,5 CNY / GNF 1 300 Or 4 520 $/oz Argent 67,0 $/oz Bitcoin 69 211 $
S’abonner
PublicitéCel
Musique

Mdundo : comment la plateforme africaine rémunère mieux les artistes

Mdundo, plateforme kényane fondée en 2012, propose streaming et téléchargement pour rémunérer directement les artistes africains. Via des forfaits avec les opérateurs locaux, elle résout les coûts de données mobiles et touche plusieurs millions d'utilisateurs.

Mdundo : comment la plateforme africaine rémunère mieux les artistes

Depuis 2012, Mdundo incarne une solution pensée pour l’Afrique : offrir aux mélomanes un accès facile à la musique continentale tout en assurant une rémunération directe aux créateurs. La plateforme kényane a choisi une double approche, le streaming et le téléchargement, répondant ainsi à une réalité locale cruciale : le coût des données mobiles.

Présente au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au Ghana, Mdundo revendique plusieurs millions d’utilisateurs. Parmi eux figurent des artistes établis : Collo, figure majeure du rap kényan depuis plus de vingt ans, y propose plus de 30 titres et témoigne d’une rémunération tangible. « Pour être honnête, un de mes derniers plus gros chèques venait de Mdundo, et non des sociétés de gestion collective des droits d’auteur », confie-t-il.

Une distribution musicale simplifiée

Le défi fondamental que relève Mdundo demeure la distribution : comment un artiste africain fait-il parvenir sa musique à ses public et comment ce dernier le récompense-t-il ? Collo insiste sur l’importance parallèle des performances live et des interactions numériques, animant un show hebdomadaire en direct pour ses fans sur les réseaux sociaux.

Martin Nielsen, co-fondateur et président directeur général de Mdundo, détaille le modèle financier de la plateforme. « Au cours de notre dernier exercice financier, nous avons versé environ 750 000 dollars aux artistes. C’est une somme considérable comparée à zéro mais qui reste encore très faible au regard de la valeur réelle de la musique. » Nielsen reconnaît que cette enveloppe demeure modeste au vu du nombre de millions d’abonnés payants et d’utilisateurs gratuits actifs chaque mois sur le service.

Au-delà du streaming classique

Mdundo fonctionne en partie via la publicité, mais Nielsen relève que les tarifs publicitaires africains restent insuffisants. Un accès payant sans publicité existe, pourtant les modèles d’abonnement traditionnels par carte bancaire ou prélèvement automatique conviennent peu au contexte continental.

La plateforme a donc noué des partenariats avec les opérateurs téléphoniques locaux, dont Safaricom au Kenya et Vodacom en Tanzanie, pour proposer des forfaits musicaux. Les utilisateurs s’abonnent directement via leur crédit téléphonique, accédant ainsi à de la musique sans publicité et à des contenus réservés comme les mixes de DJ. Nielsen explique cette stratégie par un besoin simple : « Ce qu’ils veulent, c’est pouvoir avoir leur musique sur leur téléphone. S’ils s’abonnent et téléchargent un ou deux mixes aujourd’hui, ils savent qu’ils auront toute la musique dont ils ont besoin sur leur téléphone pour plusieurs jours. »

Ces forfaits remplissent une double fonction : encourager les souscriptions et mettre en lumière les artistes du continent, particulièrement ceux s’exprimant en langues vernaculaires. Une approche qui ancre Mdundo dans la réalité africaine plutôt que dans le modèle occidental de plateforme musicale.

PublicitéFG 7
Signaler une erreur dans cet article

Partager cet article

La rédaction de Fameen News

Fameen News est un média économique panafricain. Ses articles sont produits par un système éditorial automatisé, sous la responsabilité de la direction de la publication, à partir d'une veille de sources publiques africaines et internationales.

Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *