Au Cameroun, une nouvelle génération de dirigeantes s’impose dans des secteurs stratégiques tels que la banque, le bâtiment et travaux publics (BTP) ou encore la filière cacao. Ces figures de proue, parmi lesquelles Kate Fotso, Rebecca Enonchong, Alvine Tiwoda, Carole Epée, Elysée Bogning Deumany et Nathalie Lum, illustrent la montée en puissance de l’entrepreneuriat féminin dans le paysage économique local.
Un écosystème en pleine mutation
Malgré leur dynamisme, ces cheffes d’entreprise évoluent dans un contexte structurel exigeant. Selon les données de la Banque mondiale, moins d’un quart des entreprises formelles au Cameroun sont actuellement dirigées par des femmes. Ce chiffre souligne le défi majeur de la transition vers le secteur formel pour les entrepreneuses camerounaises.
Les obstacles à la croissance
L’accès aux ressources financières demeure le principal levier de blocage pour le développement des structures féminines. Plusieurs facteurs freinent l’expansion de ces activités :
- Le manque de garanties : Les exigences bancaires classiques restent souvent inadaptées aux réalités des petites structures.
- L’historique bancaire : La difficulté à justifier d’un parcours financier solide limite l’accès aux prêts bancaires conventionnels.
- Le poids de l’informel : La prédominance de petites structures informelles rend le passage à l’échelle complexe, limitant ainsi la capacité de ces entreprises à se structurer durablement.
En brisant les plafonds de verre, ces six dirigeantes ne se contentent pas de réussir individuellement ; elles ouvrent la voie à une meilleure représentativité des femmes dans les sphères de décision économique. Leur parcours met en lumière la nécessité d’adapter les mécanismes de financement pour soutenir davantage d’initiatives portées par des femmes, véritables moteurs de la croissance camerounaise.





