Le travail domestique au cœur des préoccupations continentales. Dakar a récemment accueilli un forum régional dédié à cette thématique, réunissant des représentants de douze pays africains. Durant trois jours, les échanges ont porté sur les leviers nécessaires pour structurer ce secteur et garantir les droits fondamentaux des travailleurs.
Un secteur à régulariser
L’Organisation internationale du travail (OIT) souligne une réalité préoccupante : des millions de personnes exercent une activité domestique sur le continent sans bénéficier de cadre légal protecteur. Cette main-d’œuvre, composée en immense majorité de femmes, reste trop souvent exposée à une absence totale de couverture sociale ou juridique.
Samira Daoud, représentante du bureau de l’OIT en Afrique de l’Ouest, a mis en lumière les enjeux critiques de cette situation lors des discussions. L’objectif affiché par les participants est de parvenir à une meilleure protection des travailleurs, tout en renforçant le dialogue social au sein des différents États membres.
Des défis persistants pour les droits des travailleurs
Parmi les points d’alerte soulevés lors de ce forum, la situation des mineurs employés dans le secteur domestique demeure une priorité. L’absence de régularisation expose ces populations vulnérables à des conditions de travail précaires, en marge des législations nationales.
Pour l’OIT, la mobilisation régionale est une étape essentielle pour transformer les pratiques actuelles. En harmonisant les approches entre les douze pays présents, les acteurs espèrent impulser une dynamique de changement durable, permettant de passer d’une économie informelle à un secteur où les droits humains et professionnels sont pleinement respectés.
Cette rencontre à Dakar s’inscrit dans une volonté plus large de l’organisation de faire progresser les standards sociaux sur l’ensemble du continent, en plaçant le travail décent au centre des agendas nationaux.





