Après une décennie passée à diriger l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux a officiellement quitté ses fonctions en mai dernier. Ce départ marque une étape charnière pour celui qui a incarné, pendant dix ans, la stratégie de coopération financière de la France vis-à-vis du continent africain.
Un bilan sous forme de plaidoyer
Loin de se retirer de la scène publique, l’ancien directeur général a choisi de mettre en lumière son action à travers un ouvrage intitulé La Corrèze avec le Zambèze. Ce livre, qui se situe à la croisée du témoignage personnel et du plaidoyer institutionnel, revient sur les orientations stratégiques portées par l’agence durant son mandat.
Pour Rémy Rioux, cet exercice de bilan est l’occasion de défendre l’héritage laissé au sein de l’institution. Il exprime sa volonté de continuer à influencer les débats actuels sur les enjeux de la finance du développement, un secteur qu’il a contribué à structurer et à orienter tout au long de sa présence à la tête de l’AFD.
Perspectives pour la finance du développement
Le passage de témoin à la direction de l’agence s’inscrit dans un contexte de mutation pour la coopération internationale. Si Rémy Rioux a quitté ses fonctions opérationnelles, son engagement intellectuel demeure tourné vers les mécanismes de financement qui soutiennent le développement économique.
Son ouvrage témoigne d’une volonté de prolonger les réflexions entamées durant son mandat, notamment sur la manière dont les institutions financières peuvent répondre aux besoins des pays partenaires. Alors que l’AFD poursuit ses activités sous une nouvelle direction, les prises de position de Rémy Rioux restent observées par les acteurs du secteur, curieux de voir comment l’ancien dirigeant compte peser, depuis l’extérieur, sur les futures orientations de la finance internationale.





