La délégation guinéenne de judo est rentrée du Championnat d’Afrique Cadets/Juniors 2026, disputé à Casablanca au Maroc, avec un bilan sportif positif marqué par une médaille de bronze. Cependant, derrière cette performance se cache une réalité moins glorieuse : des conditions d’accueil et de logistique jugées insuffisantes par l’encadrement technique.
Mamadou Samba Bah, sélectionneur national de l’équipe guinéenne, a porté publiquement un regard critique sur l’organisation du séjour. Selon lui, la délégation a fait face à des obstacles matériels et logistiques qui ont compliqué la préparation et le bien-être des athlètes en amont de la compétition continentale.
Une médaille malgré les obstacles
Aminata Soumah, judoka guinéenne en catégorie moins de 52 kg, a remporté le bronze lors de ces championnats, confirmant le potentiel du judo féminin guinéen. Cette récompense intervient dans un contexte où la Guinée cherche à consolider sa présence dans les compétitions africaines et mondiales de judo.
Toutefois, la médaille ne doit pas occulter les dysfonctionnements dénoncés. Le sélectionneur Bah a soulevé des questions essentielles : hébergement inadéquat, services de restauration insuffisants, manque de moyens de transport, voire absences de structures d’entraînement appropriées avant et pendant le tournoi.
Enjeux structurels pour le judo guinéen
Ces difficultés révèlent un problème récurrent pour les délégations africaines lors des grands rendez-vous continentaux : l’écart entre les ambitions sportives et les ressources disponibles. Pour le judo guinéen, qui dispose d’un vivier de jeunes talents prometteurs, ces conditions défaillantes risquent d’impacter la préparation et la performance des athlètes, particulièrement chez les cadets et juniors où la consolidation technique est décisive.
La critique du sélectionneur soulève aussi une question plus large : celle de la qualité de l’organisation des championnats continentaux et des responsabilités des fédérations continentales et nationales face aux délégations participantes.
Vers une amélioration ?
Les témoignages des encadrants techniques, à l’instar de Mamadou Samba Bah, constituent des signaux d’alerte pour les autorités du judo guinéen et africain. Améliorer les conditions logistiques des délégations ne relève pas du luxe : c’est un investissement direct dans la performance et la pérennité des programmes de développement sportif.
Pour la Guinée, l’enjeu est de taille. Avec des athlètes comme Aminata Soumah montrant des capacités compétitives réelles, l’accompagnement logistique et matériel devient un facteur critique pour transformer ces performances en résultats durables et en podiums plus prestigieux lors des prochains championnats.
La fédération guinéenne de judo devra engager un dialogue avec les organistes continentaux et internationaux afin que de tels dysfonctionnements ne compromettent pas les investissements consentis sur la formation et le talent des jeunes judokas guinéens.





