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Entrepreneuriat

Les monnaies numériques stables transforment les transferts transfrontaliers en Afrique : Onafriq franchit un nouveau cap

Onafriq intègre les monnaies numériques stables à son réseau pan-africain, promettant des transferts transfrontaliers plus rapides et moins coûteux. Une avancée technologique au service du commerce intra-africain et des entrepreneurs du continent.

Les monnaies numériques stables transforment les transferts transfrontaliers en Afrique : Onafriq franchit un nouveau cap

La technologie blockchain et les monnaies numériques stables (stablecoins) ouvrent une nouvelle voie pour simplifier les paiements entre pays africains. Onafriq, plateforme de paiement majeure sur le continent, intègre désormais cette innovation à son réseau, en partenariat avec Privy, pour accélérer et réduire les coûts des transferts transfrontaliers destinés aux entreprises, banques et applications mobiles.

Cette intégration répond à un enjeu économique fondamental en Afrique : les barrières aux transferts d’argent internationaux. Aujourd’hui, envoyer de l’argent d’un pays africain à un autre passe par des intermédiaires multiples — banques correspondantes, bureaux de change, sociétés de transfert — qui fragmentent le processus et gonflent les frais. Un commerçant en Guinée souhaitant payer un fournisseur au Sénégal ou en Côte d’Ivoire subit des délais de 2 à 5 jours et des commissions pouvant atteindre 5 à 10 % du montant.

Comment fonctionnent les stablecoins dans ce contexte ?

Les monnaies numériques stables sont des actifs numériques dont la valeur est adossée à une monnaie fiduciaire (comme le dollar américain ou l’euro) ou à d’autres actifs. Contrairement aux cryptomonnaies volatiles, elles offrent une stabilité de prix, essentielle pour les transactions commerciales et les paiements professionnels.

Lorsqu’elles circulent sur la blockchain — un réseau décentralisé — elles éliminent la plupart des intermédiaires. Un paiement transfrontalier se règle en minutes, voire en secondes, sans passer par des correspondants bancaires. Les frais de transaction diminuent drastiquement car il n’y a plus de marges de change multiples ni d’attentes administratives.

Enjeux concrets pour les entrepreneurs et PME africaines

Pour un entrepreneur guinéen travaillant à l’export, cette innovation signifie concrètement : des liquidités plus rapides, une trésorerie mieux maîtrisée, et la capacité à investir plus rapidement. Une petite entreprise d’import-export peut désormais gérer ses achats régionaux sans immobiliser de capital pendant une semaine en attente d’un virement international.

Pour les banques et fintech locales, l’intégration de stablecoins à une plateforme comme Onafriq ouvre aussi la possibilité de proposer de nouveaux services à leurs clients sans investissements technologiques massifs. Elles peuvent alimenter ce réseau et bénéficier des volumes générés, tout en renforçant leur positionnement dans l’économie numérique africaine.

Un pas vers l’intégration économique régionale

Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et diverses initiatives régionales cherchent à fluidifier les échanges commerciaux. Des paiements plus rapides et moins coûteux éliminent une friction majeure à ce commerce intra-africain, particulièrement bénéfique pour les PME et les startups qui ont souvent peu accès aux circuits de financement internationaux classiques.

La Guinée, plaque tournante économique de l’Afrique de l’Ouest, peut tirer profit de cette infrastructure. Les entreprises minières, agricoles, manufacturières et commerciales du pays auraient intérêt à adopter progressivement ces outils pour renforcer leur compétitivité régionale et leurs capacités d’approvisionnement régional.

Les défis à relever

L’adoption reste tributaire de plusieurs facteurs : la clarté réglementaire des États africains face aux stablecoins, la connectivité bancaire et mobile, et la confiance des utilisateurs dans ces nouveaux instruments. L’éducation financière demeure cruciale pour que les PME comprennent l’intérêt et l’usage sécurisé de cette technologie.

Onafriq et ses partenaires technologiques doivent aussi assurer l’interopérabilité avec les systèmes bancaires existants et les applications mobiles populaires — Mtn Money, Orange Money — pour une adoption véritablement massive.

Cette innovation symbolise comment l’Afrique peut s’approprier les technologies numériques globales pour résoudre ses propres défis économiques locaux, plutôt que de les subir passivement.

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La rédaction de Fameen News

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