Le Syli féminin de handball a signé un match nul historique (22-22) face à l’Ouzbékistan, samedi, lors de la phase de groupes du Championnat du monde U18 disputé en Roumanie. Après deux défaites consécutives, les Guinéennes décrochent enfin leur premier point dans la compétition, confirmant leur capacité à rivaliser sur la scène internationale.
Une performance défensive solide
Menées au score durant une bonne partie du match, les coéquipières de Fatou Keïta ont montré une détermination remarquable pour revenir et arracher l’égalité. Cette performance intervient après deux revers face à l’Espagne et l’Allemagne, deux des meilleures équipes du tournoi, ce qui replace ce point nul dans une perspective plus encourageante : les Guinéennes ont su tirer les leçons de leurs premiers matchs et ajuster leur jeu.
Le handball féminin guinéen, en phase de développement, parvient progressivement à se faire respecter sur la scène continentale et mondiale. Cette participation au Mondial U18 représente une étape importante pour la détection et la formation des jeunes talents.
Vers une consolidation des bases
Ce point obtenu face à l’Ouzbékistan envoie un message positif : les joueuses guinéennes possèdent les capacités techniques et mentales pour tenir tête à des adversaires redoutables. L’enjeu, pour les années à venir, sera de consolider cette dynamique par un suivi régulier des athlètes prometteurs et un renforcement des structures d’entraînement au niveau national.
Le Championnat du monde U18 demeure une compétition de haut niveau où se mesurent les futures stars du handball. La participation de la Guinée témoigne de l’engagement du pays à développer le sport de ballon dans toutes ses catégories d’âge, en ligne avec la vision des fédérations africaines de promouvoir l’excellence sportive locale.
Des perspectives à cultiver
Bien que le tournoi soit dominé par des nations au palmarès établi (l’Espagne, l’Allemagne et d’autres puissances européennes), la présence du Syli féminin U18 à ce niveau confirme que le vivier guinéen existe. Les performances au niveau jeune sont souvent des indicateurs de la vitalité future d’une discipline nationale.
Pour les décideurs sportifs et les fédérations en Guinée, ce type de compétition internationale est une opportunité d’apprendre, d’identifier les besoins en matière de coaching, de infrastructure et de ressources financières. Les retours d’expérience des joueuses et de leurs encadrants seront précieux pour structurer le handball féminin dans la durée.
Le match nul contre l’Ouzbékistan, au-delà du résultat sportif, symbolise la persévérance et la volonté des athlètes guinéennes de prouver que le talent existe en Afrique de l’Ouest et qu’avec les bonnes conditions, ces joueuses peuvent rivaliser avec les meilleures du monde.





