Une ambition nouvelle émerge en Afrique de l’Ouest. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officialisé leur intérêt pour accueillir conjointement la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032, la compétition continentale de football la plus prestigieuse. Cette candidature commune s’inscrit dans une logique de coopération régionale et de partage des ressources.
Une alliance stratégique pour le sport africain
Les trois pays, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), envisagent de mutualiser leurs infrastructures sportives et leurs capacités d’accueil pour porter cette candidature. Cette approche collaborative répond à un enjeu majeur : moderniser et démultiplier les installations nécessaires à l’organisation d’une CAN, qui mobilise 24 équipes nationales et attire des millions de spectateurs.
L’organisation conjointe de grands événements sportifs n’est pas une nouveauté en Afrique. Cette formule permet aux nations partenaires de répartir les investissements et de valoriser leurs infrastructures respectives auprès d’un public international. Elle offre aussi une opportunité de renforcer les liens régionaux et de promouvoir une image unie du Sahel.
Enjeux et bénéfices concrets
Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, accueillir la CAN 2032 représente bien plus qu’un événement sportif. C’est une vitrine économique et diplomatique majeure, capable de générer des investissements en infrastructures, de créer des emplois temporaires et durables, et de rayonner internationalement.
L’organisation d’une CAN mobilise généralement la construction ou la rénovation de stades, l’amélioration des transports et des hôtels, et le développement de zones d’accueil. Ces investissements laissent un héritage durable : des installations sportives modernes, des routes réhabilitées, et une expérience logistique capitale pour les économies locales.
Sur le plan sportif, cette candidature pourrait aussi revitaliser le football sahélien. Elle offrirait aux sélections nationales une tribune continentale majeure et pourrait inspirer une nouvelle génération de jeunes talents dans la région.
Un contexte africain en évolution
La CAN 2032 s’inscrit dans une série d’éditions en cours de finalisation. La Côte d’Ivoire accueille la CAN 2023, l’Égypte celle de 2025, la Guinée celle de 2025 (à vérifier : décalage possible), et le Maroc celle de 2026. Cette programmation chargée montre la demande croissante des nations africaines pour organiser ce tournoi prestigieux.
La candidature conjointe du Mali, du Burkina Faso et du Niger arrive à un moment où l’Afrique renforce ses capacités d’accueil et son positionnement dans le sport continental. Elle témoigne aussi de la volonté de ces États de placer le sport au cœur de leurs agendas de développement.
Prochaines étapes
La Confédération africaine de football (CAF) devra examiner cette candidature selon ses critères d’évaluation : capacités des stades, infrastructure de transport, sécurité, et viabilité financière. Le processus de sélection se déroulera selon un calendrier défini par l’instance continentale.
Pour les trois pays, la route vers 2032 passe par la mobilisation de ressources, la modernisation des installations existantes, et la démonstration d’une gouvernance sportive solide. C’est une opportunité pour le Sahel de montrer son potentiel et sa détermination à accueillir un événement de classe mondiale.




