Les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest exigent une approche intégrée et coordonnée. C’est le message porté par le Général Jean Baptiste Tine, figure reconnue dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance régionale, lors d’une session académique consacrée aux meilleures pratiques en matière d’opérations de paix.
Dans un contexte où les crises sécuritaires se complexifient — conflits asymétriques, terrorisme transfrontalier, tensions civiles — le Général Tine a souligné l’urgence de briser les silos institutionnels. Une meilleure synergie entre acteurs civils, forces militaires et police demeure essentielle pour stabiliser les régions et protéger les populations.
Un modèle de gouvernance sécuritaire repensé
L’intervention s’inscrit dans une réflexion plus large sur la gouvernance sécuritaire du continent. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA) promeuvent depuis plusieurs années des cadres de coopération régionale, notamment à travers les opérations de maintien de la paix et les mécanismes d’alerte précoce. Cependant, sur le terrain, la fragmentation reste un obstacle majeur.
Le renforcement de la coordination implique : une clarification des mandats respectifs, une formation commune aux normes de protection des civils, des protocoles de communication interinstitutionnels, et une meilleure articulation entre action militaire et stabilisation civile.
Enjeux pour la Guinée et la région
Pour la Guinée comme pour ses voisins, cette approche intégrée est déterminante. Elle conditionne l’efficacité des opérations, la légitimité des institutions auprès des populations et la durabilité des acquis sécuritaires.
Ces réflexions alimentent les programmes de formation aux métiers de la sécurité et de la gouvernance en Afrique, formant une nouvelle génération de cadres conscients de ces enjeux.




