La Guinée intensifie sa lutte contre les productions de substances contrôlées. Le samedi 25 juillet 2026, les services de sécurité ont mené une nouvelle intervention dans la commune de Matam, en région de Kindia, dans le cadre de l’Opération Ouragan. Bilan : 35 personnes interpellées, dont trois femmes, et la découverte d’une importante pépinière de chanvre indien.
Selon un communiqué de la Direction générale de la Police nationale (DGPN), les fouilles menées sur plusieurs sites ont permis de saisir les installations de culture. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire et de lutte contre les activités illicites qui fragilisent l’État de droit en Guinée.
Un enjeu régional et continental
Ces interventions reflètent une préoccupation majeure dans l’espace CEDEAO. Le trafic de drogues et les cultures illicites représentent une menace croissante pour la stabilité et le développement économique de l’Afrique de l’Ouest. La Guinée, carrefour stratégique entre les zones productrice du Sahel et les marchés côtiers, occupe une position critique dans ces dynamiques régionales.
Le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité, comme en témoignent ces opérations ciblées, constitue un élément clé de la réponse institutionnelle. Ces actions doivent s’accompagner d’une approche globale : prévention, traitement des personnes interpellées, et alternatives économiques pour les populations rurales.
Vers une meilleure application de la loi
L’Opération Ouragan démontre une volonté de renforcer le contrôle territorial et la capacité d’exécution des autorités. Pour être durable, cette dynamique nécessite des investissements continus dans la formation des forces de l’ordre, l’équipement et la coordination interinstitutionnelle, en ligne avec les standards de la CEDEAO en matière d’État de droit et de sécurité.





