L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (And Gueusseum) franchit une nouvelle étape dans son conflit avec l’exécutif. Le 13 août, le secteur sanitaire du Sénégal devrait connaître un arrêt total de 48 heures, selon l’annonce de l’organisation syndicale, qui durcit progressivement sa stratégie de revendication.
Cette mobilisation marque une intensification des tensions autour de conditions de travail et de rémunération que les professionnels de santé jugent insuffisantes. And Gueusseum, regroupant plusieurs syndicats du secteur, a déjà eu recours à des actions partielles ; le passage à une grève totale de deux jours consécutifs signale l’impasse des négociations avec le gouvernement.
Un contexte de stress sanitaire
Au-delà du Sénégal, la Guinée et l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest font face à des défis similaires : attractivité faible du secteur public de santé, démotivation du personnel, départs vers le secteur privé ou vers l’étranger. Les grèves dans le secteur sanitaire impactent directement l’accès aux soins pour les populations, d’où l’urgence de trouver des solutions durables.
Dialogue ou escalade ?
Le gouvernement sénégalais n’a pas encore publiquement commenté cette annonce. Pour éviter une crise majeure, il sera crucial d’engager rapidement des négociations sérieuses autour des demandes précises des syndicats : salaires, conditions de travail, dotations en équipements et ressources humaines.
Cette situation rappelle que la stabilité du système de santé dépend aussi de l’engagement envers ceux qui le font fonctionner au quotidien. Des solutions gagnant-gagnant existent, à condition que le dialogue reprenne avant que la rupture ne s’aggrave.



