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Économie

Togo : l’UPRAD rejoint la FIATA, un tournant pour le secteur du transit et de la logistique

L'Union professionnelle des agréés en douane du Togo rejoint la FIATA, un tournant pour la logistique régionale. Cette adhésion vise à moderniser les services, réduire les coûts commerciaux et renforcer la compétitivité ouest-africaine.

Togo : l’UPRAD rejoint la FIATA, un tournant pour le secteur du transit et de la logistique

Le secteur togolais du transit et de la logistique franchit une étape majeure. L’Union professionnelle des agréés en douane (UPRAD) du Togo vient d’adhérer à la Fédération internationale des associations de transitaires et assimilés (FIATA), l’organisation mondiale regroupant les professionnels du transport et de la douane. Une reconnaissance qui symbolise bien plus qu’une simple adhésion protocolaire : elle matérialise l’ambition du Togo de renforcer son positionnement en tant que hub logistique régional en Afrique de l’Ouest.

Un secteur clé pour l’économie togolaise

Le transit et la logistique constituent un pilier économique stratégique pour le Togo. Le port autonome de Lomé, l’une des principales portes d’entrée d’Afrique de l’Ouest, traite des millions de conteneurs chaque année au service de la sous-région. Les douaniers et transitaires togolais jouent un rôle essentiel dans ce maillon : ils facilitent le passage des marchandises, assurent la conformité réglementaire et optimisent les délais de dédouanement.

Pour les entreprises locales et régionales, la qualité du service de transit impacte directement les coûts logistiques. Chaque jour supplémentaire en attente au port ou en douane se traduit par des surcoûts, une réduction de compétitivité et, à terme, une perte d’activité. Cette adhésion à la FIATA répond donc à une nécessité économique concrète : moderniser et professionnaliser les pratiques.

L’adhésion à la FIATA : au-delà du symbole

Selon Patrick Magnon, président de l’UPRAD, cette adhésion est envisagée comme un commencement plutôt qu’une conclusion. Elle ouvre des portes : accès à des standards internationaux, formation continue des adhérents, reconnaissance des certifications, mise en réseau avec des homologues mondiaux.

Pour les citoyens et petites entreprises, cela signifie potentiellement des services plus rapides et fiables. Pour les grandes entreprises importatrices ou exportatrices togolaises, c’est une assurance : des interlocuteurs formés, accrédités selon les normes internationales, capables de naviguer les complexités du commerce international.

Un modèle à considérer pour la Guinée

L’exemple togolais suscite des questions en Guinée. Notre pays possède des atouts logistiques similaires : le port de Conakry, des axes commerciaux vers la sous-région, un secteur informel important mais aussi une base de professionnels du transport et de la douane. L’adhésion de structures guinéennes à des organisations internationales de ce type pourrait améliorer la traçabilité des flux commerciaux, réduire les délais de transit et, in fine, compétitiviser nos entreprises exportatrices (mines, fruits, produits agricoles).

La question se pose : les transitaires et douaniers guinéens explorent-ils des voies similaires pour renforcer leur crédibilité et leurs compétences sur la scène régionale et mondiale ?

Les conséquences économiques concrètes

Cette évolution engage plusieurs leviers d’impact :

  • Réduction des délais : une meilleure coordination et conformité aux standards réduit les files d’attente aux postes frontaliers et portuaires.
  • Baisse des coûts induits : moins de jours d’attente = moins de frais de stockage, d’assurance et de transport à la charge du commerçant.
  • Confiance accrue : les partenaires étrangers, les assureurs et les banques accordent plus facilement du crédit aux entreprises travaillant avec des interlocuteurs certifiés.
  • Attractivité régionale : un secteur logistique professionnel renforce la compétitivité d’un pays par rapport à ses voisins pour capter du transit.

Un processus de transformation à long terme

L’adhésion à la FIATA ne résout pas d’un coup tous les défis structurels : corruption potentielle, défaut d’infrastructure, manque de formation. Mais elle crée un cadre, établit des responsabilités mutuelles et engage les signataires dans une dynamique d’amélioration continue. C’est une invitation à transformer les pratiques, à former les équipes et à aligner les procédures sur le droit international du commerce.

Pour le Togo, et potentiellement pour ses voisins, c’est un signal fort : le transit et la logistique, ce n’est pas qu’une affaire locale—c’est un enjeu régional et mondial. Et il y a un marché pour ceux qui s’en donnent les moyens.

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La rédaction de Fameen News

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