L’attaquant Winsley Boteli a tranché : il poursuivra sa carrière internationale sous le maillot de la Suisse, mettant un terme aux spéculations concernant un éventuel basculement vers la République Démocratique du Congo. Interrogé par le média Le Nouvelliste, le jeune talent a justifié son choix avec une clarté qui témoigne de sa maturité.
Pour Boteli, la continuité s’impose comme une évidence. Ayant commencé son parcours en Suisse et grandi dans les sélections helvétiques de jeunes, l’attaquant voit peu de raison de changer de direction. « Pourquoi devrais-je changer alors que je porte le maillot de la Suisse avec mes potes depuis mes premières sélections chez les jeunes ? Je ne vois aucune raison de changer d’un coup de nationalité sportive. Il ne s’agit pas d’une décision, mais d’un choix naturel. J’ai commencé le foot en Suisse et j’y ai grandi », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette continuité dans son développement en tant que joueur.
Ce choix intervient malgré un intérêt pressant de la part de la fédération congolaise et de la mobilisation de ses supporters. Boteli n’ignore pas cette considération. Conscient de l’importance du football en République Démocratique du Congo, il a tenu à exprimer sa gratitude face aux efforts déployés. « Je suis aussi Congolais et je connais l’importance du foot dans ce pays. Ça m’a fait chaud au cœur de voir la présence de ses représentants. Je suis fier de cet intérêt », a-t-il confié, révélant un lien authentique avec ses origines malgré sa priorité sportive actuelle.
La décision de Boteli marque ainsi une fermeture à court terme des portes pour les Léopards, la sélection congolaise. Néanmoins, son attitude reflète un respect mutuel : bien que la RDC ne puisse compter sur son engagement immédiat, le joueur a démontré une reconnaissance envers le pays qui lui a donné naissance et une compréhension de l’enjeu représenté par le football dans cet environnement.
Cette posture révèle la complexité des choix des joueurs évoluant dans des contextes multinationaux. Pour Boteli, la stabilité et la continuité l’emportent sur une reconversion tardive, même face à l’attrait émotionnel que représente défendre les couleurs de ses racines.





