Le paysage bancaire africain connaît une évolution stratégique majeure. Attijariwafa bank, premier groupe bancaire marocain, a officialisé le 1er octobre la signature d’un accord pour le rachat de 55,22 % des parts de Société générale Ghana. Cette opération marque un tournant significatif pour l’institution financière, qui renoue avec une politique d’acquisition externe après près d’une décennie de pause.
Une stratégie d’expansion continentale
Depuis l’intégration de Barclays Egypt en 2017, le groupe n’avait plus procédé à de nouvelles acquisitions bancaires sur le continent. Ce retour sur le marché des fusions-acquisitions témoigne d’une volonté de diversifier ses zones d’influence. L’entrée au Ghana revêt une dimension symbolique particulière, puisqu’il s’agit de la première incursion du groupe marocain dans un pays anglophone.
Un cycle d’investissement en mutation
Cette décision intervient dans un contexte économique précis pour Attijariwafa bank. Le groupe a bénéficié, ces dernières années, d’un cycle d’investissements soutenu par le développement des infrastructures au Maroc, ce qui a permis de renforcer son bilan financier. Alors que l’échéance de 2030 se profile, le groupe ajuste sa trajectoire. Cette acquisition s’inscrit dans une démarche prudente, visant à capitaliser sur les acquis tout en explorant de nouveaux relais de croissance hors de ses frontières habituelles.
En ciblant le marché ghanéen, Attijariwafa bank confirme son ambition de consolider sa position d’acteur bancaire panafricain. Cette opération illustre la capacité du groupe à s’adapter aux dynamiques régionales tout en maintenant une gestion rigoureuse de ses actifs.





