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	<title>régulation Archives - Fameen News</title>
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	<description>Média panafricain constructif — Informer. Comprendre. Agir.</description>
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	<title>régulation Archives - Fameen News</title>
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		<title>La BCEAO impose PI-SPI et plafonne à 0,8 % les frais du mobile money</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 18:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Start-up]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<category><![CDATA[UEMOA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À compter du 2 novembre 2026, la BCEAO impose PI-SPI comme infrastructure unique des transferts d'argent électronique entre particuliers dans l'union monétaire. Les frais sont plafonnés à 0,8 % et gratuits jusqu'à 8 000 francs CFA quotidiens par opérateur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À partir du 2 novembre 2026, tous les transferts d&rsquo;argent électronique entre particuliers dans l&rsquo;union monétaire ouest-africaine devront transiter par PI-SPI, la plateforme interopérable lancée par la Banque Centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Cette décision, annoncée le 2 octobre, redessine le marché du mobile money en imposant une infrastructure commune et en encadrant strictement les tarifs.</p>
<h2>Une plateforme unique pour huit pays</h2>
<p>PI-SPI, pour Plateforme Interopérable de Paiement Instantané de l&rsquo;UEMOA, a été mise en service le 30 septembre 2025. Elle remplace les réseaux fermés que chaque banque, opérateur télécom et fintech exploitait jusqu&rsquo;alors en silos. Le système permet des transferts instantanés entre deux comptes, quel que soit l&rsquo;établissement qui les détient.</p>
<p>La plateforme relie actuellement 175 institutions financières dans les huit États membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d&rsquo;Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Elle donne accès au paiement instantané à plus de 38 millions de personnes. Le Sénégal compte le plus grand nombre de participants avec 43 institutions, suivi de la Côte d&rsquo;Ivoire (38), le Burkina Faso (20) et le Mali (19). Le Bénin en aligne 18, le Togo 17, le Niger 13 et la Guinée-Bissau 7.</p>
<h2>Gratuité et plafonds tarifaires</h2>
<p>La BCEAO a établi un cadre tarifaire inédit. Les petits transferts deviennent gratuits : jusqu&rsquo;à 8 000 francs CFA d&rsquo;envois quotidiens via un même fournisseur ne coûtent rien, sans limite du nombre d&rsquo;opérations. Selon la banque centrale, ce seuil couvre 75 % des transactions de monnaie électronique de l&rsquo;union.</p>
<p>Au-delà de 8 000 francs CFA par jour et par fournisseur, les frais sont plafonnés entre 0 et 0,8 % du montant hors taxes. Chaque prestataire peut fixer un tarif inférieur, y compris zéro. La réception d&rsquo;argent demeure gratuite sans limitation.</p>
<p>Un détail de la mécanique tarifaire mérite attention : l&rsquo;allocation gratuite de 8 000 francs est calculée par utilisateur, par fournisseur et par jour. Un client avec trois portefeuilles actifs peut donc envoyer 8 000 francs gratuitement via chacun le même jour, soit 24 000 francs au total. Avec cinq portefeuilles, ce montant atteint 40 000 francs.</p>
<h2>Impacts sur les opérateurs historiques</h2>
<p>Cette restructuration frappe directement les revenus des opérateurs du mobile money, notamment Wave. L&rsquo;entreprise, premier unicorn technologique d&rsquo;Afrique francophone, avait construit sa croissance sur une commission fixe d&rsquo;environ 1 % sur les transferts entre particuliers. Elle s&rsquo;est raccordée à PI-SPI le 30 septembre 2026, dernier jour du délai.</p>
<p>Au Sénégal, Wave domine le marché avec environ 80 % de part de marché. Au 21 août 2026, l&rsquo;encours de monnaie électronique sénégalais atteignait 571 milliards de francs CFA, dont 459 milliards pour Wave et 106 milliards pour Orange Money Sénégal. Wave revendique environ 11 millions d&rsquo;utilisateurs actifs dans le pays, avec une pénétration proche de 90 % de la population adulte. Fondée en 2018, elle a atteint le statut d&rsquo;unicorn en 2021 après une levée de 200 millions de dollars.</p>
<p>Orange Money avait déjà anticipé cette évolution en introduisant des frais sur les retraits d&rsquo;espèces. D&rsquo;autres opérateurs suivront, redéploient leurs revenus vers les retraits, les paiements marchands et les services à valeur ajoutée.</p>
<h2>API professionnelles : une concentration à surveiller</h2>
<p>Wave reste cependant exclu de la liste des interfaces de programmation (API) professionnelles approuvées par la BCEAO, publiée et actualisée le 16 et 17 septembre 2026. Ces API permettent aux entreprises d&rsquo;intégrer les paiements à leurs systèmes informatiques pour automatiser les virements de masse, rapprocher les opérations ou suivre la trésorerie en temps réel.</p>
<p>Sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;union, seulement 24 prestataires disposent d&rsquo;une API approuvée. Le Sénégal en compte neuf, la Côte d&rsquo;Ivoire huit, le Niger deux. Cinq pays — Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Mali et Togo — ne disposent chacun que d&rsquo;un seul prestataire : Ecobank.</p>
<p>Cette concentration inquiète les acteurs du secteur. Ashley Gauzere, fondateur de HUB2 (société ivoirienne de paiements figurant sur la liste ivoirienne), considère toutefois qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un séquençage plutôt qu&rsquo;une exclusion définitive, estimant que les banques centrales suivent une progression habituelle entre entités supervisées depuis longtemps et les autres.</p>
<h2>Transferts transfrontaliers et risques opérationnels</h2>
<p>Les transferts transfrontaliers suivront les mêmes règles de tarification, mais à partir du 1er juin 2027 seulement. Jusque-là, la grille tarifaire antérieure s&rsquo;applique aux opérations entre pays.</p>
<p>Cette concentration des flux sur une seule plateforme présente aussi un risque opérationnel : une panne de PI-SPI affecterait instantanément les transferts dans huit pays. Le communiqué de la BCEAO n&rsquo;a pas précisé les niveaux de service garantis, les pénalités en cas d&rsquo;interruption, ni le cadre de protection des données et d&rsquo;usage des informations de transaction.</p>
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		<title>Comment un euro devient franc CFA : l&#8217;ingénierie cachée des transferts africains</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/09/24/comment-un-euro-devient-franc-cfa-lingenierie-cachee-des-transferts-africains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Fintech]]></category>
		<category><![CDATA[mobile money]]></category>
		<category><![CDATA[paiements]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[transferts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière la simplicité d'une application mobile se cachent plusieurs contrats, plusieurs banques et deux régulateurs. Explications sur l'ingénierie réelle des transferts de fonds africains.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Envoyer de l&rsquo;argent à sa famille en Afrique paraît simple : quelques taps sur un smartphone, et le virement est fait. Pourtant, ce qui semble instantané repose sur une architecture financière et réglementaire bien plus complexe que ne le laisse supposer l&rsquo;application mobile.</p>
<h2>Les acteurs invisibles d&rsquo;un transfert</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;une personne en France envoie 200 euros via une application comme TapTap Send, Remitly ou WorldRemit, l&rsquo;opération mobilise bien plus que deux téléphones. Elle implique l&rsquo;expéditeur, la Fintech, une ou plusieurs banques partenaires, un opérateur de monnaie électronique local, les autorités de régulation et la banque centrale du pays destinataire. Le bénéficiaire, lui, ne reçoit qu&rsquo;une notification.</p>
<p>Selon Raphaël Nkolwoudou, docteur en droit et spécialiste des services financiers, les remises des diasporas africaines constituent désormais l&rsquo;un des premiers flux financiers vers le continent, dépassant parfois les investissements directs étrangers ou l&rsquo;aide publique au développement. La Banque mondiale estime que ces flux représentent chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars, finançant l&rsquo;alimentation, la santé, l&rsquo;éducation et de petits projets économiques dans des millions de ménages.</p>
<h2>Trois niveaux de contrats en arrière-plan</h2>
<p>Le premier lien contractuel unit l&rsquo;utilisateur à la Fintech. L&rsquo;application s&rsquo;engage à recevoir les fonds, exécuter l&rsquo;ordre, appliquer un taux de change, informer sur les frais et respecter les normes de protection des données. En Europe, cette activité est encadrée par la directive PSD2 relative aux services de paiement, qui impose un agrément et un contrôle prudentiel.</p>
<p>Le second niveau concerne la relation entre la Fintech et ses banques partenaires. Contrairement à une idée répandue, une Fintech de transfert n&rsquo;est généralement pas une banque. Elle doit donc confier les fonds collectés à des établissements bancaires agréés. Les fonds des clients sont strictement séparés des ressources propres de la société, ce qui constitue un pilier de la protection des utilisateurs.</p>
<p>Le troisième niveau relie la Fintech aux opérateurs de monnaie électronique africains. Au lieu d&rsquo;obliger le destinataire à se rendre dans une agence, la Fintech crédite directement son compte Orange Money, MTN Mobile Money, Wave ou bancaire. Ces partenariats définissent les modalités de règlement, les commissions, les obligations de conformité et les délais de crédit.</p>
<h2>Un secret bien gardé : l&rsquo;argent ne traverse pas toujours la frontière</h2>
<p>L&rsquo;une des particularités de l&rsquo;industrie concerne le passage des devises. Historiquement, nombre d&rsquo;opérateurs utilisent un système de préfinancement. Quand une Fintech collecte des euros en France, son partenaire africain dispose déjà de liquidités locales. Le bénéficiaire reçoit son argent immédiatement, tandis que les compensations financières entre partenaires interviennent ultérieurement. Ce n&rsquo;est donc pas nécessairement le même euro qui quitte Paris pour devenir franc CFA à Abidjan.</p>
<h2>Le rôle des banques centrales</h2>
<p>Dans la zone UEMOA, la Banque Centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (BCEAO) supervise les systèmes de paiement, les établissements de monnaie électronique et les règles de change. Elle n&rsquo;intervient pas dans chaque transfert individuel, mais elle fixe le cadre réglementaire pour tous les acteurs.</p>
<p>La situation devient particulièrement stricte dans la zone CEMAC, sous autorité de la Banque des États de l&rsquo;Afrique Centrale (BEAC). Les utilisateurs ont constaté que les transferts vers le Cameroun, le Gabon, le Congo, le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale peuvent être sensiblement plus lents que vers des pays de l&rsquo;UEMOA. Ce phénomène n&rsquo;est pas dû à une défaillance technologique, mais au renforcement du contrôle des opérations en devises par la BEAC, visant à lutter contre les flux financiers illicites et à préserver la stabilité de la balance des paiements.</p>
<p>Malgré la baisse des coûts permise par les Fintech et le mobile money, l&rsquo;Afrique demeure la région du monde où les frais de transfert restent parmi les plus élevés.</p>
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		<item>
		<title>ABCC 2026 : l&#8217;UEMOA prépare son cadre pour les actifs numériques</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/09/20/abcc-2026-luemoa-prepare-son-cadre-pour-les-actifs-numeriques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 16:11:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Actifs numériques]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain]]></category>
		<category><![CDATA[Fintech]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[UEMOA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Africa Blockchain &#38; Crypto Conference 2026 (ABCC 2026), organisée par l'Alliance Fintech UEMOA le 25 novembre à Cotonou, vise à construire un cadre régional coordonné pour les actifs numériques. Suite à des consultations menées à Dakar et Abidjan, la conférence doit déboucher sur un agenda opérationnel pour l'Union.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/09/20/abcc-2026-luemoa-prepare-son-cadre-pour-les-actifs-numeriques/">ABCC 2026 : l&rsquo;UEMOA prépare son cadre pour les actifs numériques</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Alliance Fintech UEMOA organise l&rsquo;Africa Blockchain &amp; Crypto Conference 2026 (ABCC 2026) le 25 novembre 2026 à Cotonou, au Bénin. Cette conférence vise à construire une réponse coordonnée au sein de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine face aux enjeux posés par les actifs numériques.</p>
<p>Placée sous le thème « Actifs numériques dans l&rsquo;UEMOA : instaurer la confiance par la régulation, sécuriser les écosystèmes et libérer la valeur », la conférence réunira autorités publiques, régulateurs, banques centrales, institutions de renseignement financier, banques, fintechs, acteurs de la blockchain et des crypto-actifs, investisseurs, chercheurs et experts en cybersécurité.</p>
<h2>Des usages qui dépassent la simple spéculation</h2>
<p>Les stablecoins, les réseaux blockchain et la tokenisation s&rsquo;étendent au-delà de l&rsquo;échange de crypto-actifs. Ces technologies commencent à être utilisées pour le transfert de valeur, le règlement de transactions, la gestion de trésorerie, le financement et la représentation numérique d&rsquo;actifs réels. Cette évolution soulève simultanément des questions d&rsquo;efficacité économique, de protection des utilisateurs, d&rsquo;intégrité du système financier et de maîtrise des infrastructures critiques.</p>
<p>Le programme de l&rsquo;ABCC 2026 abordera notamment la géopolitique du dollar numérique, les effets potentiels des stablecoins sur la souveraineté monétaire de l&rsquo;UEMOA, la dépendance à des infrastructures étrangères, la sécurité des données et la résilience des intermédiaires financiers. L&rsquo;objectif est de distinguer les usages économiques viables des risques à contenir et de définir les conditions encadrant les expérimentations.</p>
<h2>Un processus construit depuis Dakar et Abidjan</h2>
<p>La conférence s&rsquo;inscrit dans la continuité de travaux antérieurs. En mai 2026, l&rsquo;Initiative Crypto UEMOA s&rsquo;est réunie à Dakar les 7 et 8 mai, mettant en avant la formation des équipes, la coopération public-privé et une régulation progressive, adaptée aux risques identifiés.</p>
<p>Un second cycle de consultations s&rsquo;est déroulé à Abidjan les 1er et 2 juillet 2026, regroupant sept ensembles institutionnels : décideurs publics, organismes financiers, cellules de renseignement financier, secteur bancaire, autorités du numérique et structures de conformité régionale. Ces échanges ont fait émerger des besoins concrets : cartographier les acteurs et les flux financiers numériques, renforcer l&rsquo;analyse des transactions sur blockchain, clarifier le cadre réglementaire, former les équipes et préparer des expérimentations sous supervision.</p>
<h2>De Cotonou à l&rsquo;action régionale</h2>
<p>L&rsquo;ABCC 2026 doit porter ces priorités à l&rsquo;échelle de toute l&rsquo;UEMOA. La journée sera structurée autour de décisions à préparer, de capacités à renforcer, de projets à instruire et de livrables à suivre après la conférence. Cette approche vise à transformer les échanges en mesures opérationnelles concrètes pour les pays membres.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/09/20/abcc-2026-luemoa-prepare-son-cadre-pour-les-actifs-numeriques/">ABCC 2026 : l&rsquo;UEMOA prépare son cadre pour les actifs numériques</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
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		<title>MTN obtient l&#8217;approbation nigériane pour son acquisition d&#8217;IHS Towers</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/08/25/mtn-obtient-lapprobation-nigeriane-pour-son-acquisition-dihs-towers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 10:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Télécommunications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MTN Group a obtenu l'approbation conditionnelle du Nigeria pour son acquisition d'IHS Towers, à condition de réduire sa participation nigériane de 30 %. Cette décision équilibre les bénéfices stratégiques de l'opération avec les préoccupations réglementaires concernant la concurrence.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/08/25/mtn-obtient-lapprobation-nigeriane-pour-son-acquisition-dihs-towers/">MTN obtient l&rsquo;approbation nigériane pour son acquisition d&rsquo;IHS Towers</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>MTN Group a franchi une étape majeure dans son expansion infrastructurelle en Afrique de l&rsquo;Ouest. Le géant des télécommunications a reçu l&rsquo;approbation conditionnelle de la Commission fédérale nigériane pour la protection de la concurrence et des consommateurs (FCCPC) pour son acquisition du reste de ses parts dans IHS Towers, levant un obstacle réglementaire clé dans cette opération évaluée à 2,2 milliards de dollars.</p>
<p>Cette approbation s&rsquo;accompagne cependant d&rsquo;une condition substantielle : MTN devra céder jusqu&rsquo;à 30 % de sa participation dans la composante nigériane d&rsquo;IHS à des prix de marché au fil du temps. Le groupe a indiqué dans ses résultats financiers semestriels, pour la période close le 30 juin 2026, être à l&rsquo;aise avec les modalités imposées par le régulateur.</p>
<h2>Un équilibre entre concentration et concurrence</h2>
<p>Cette obligation de désinvestissement répond à une préoccupation centrale en matière de concurrence. IHS Nigeria gère près de 16 000 tours de télécommunications utilisées par MTN Nigeria et ses concurrents directs, notamment Airtel et T2 Mobile. Sans cette condition, MTN aurait disposé du contrôle total sur une infrastructure critique sur laquelle reposent les réseaux de ses rivaux.</p>
<p>En imposant un plafond de désinvestissement de 30 %, le régulateur a trouvé un compromis : bloquer complètement la transaction aurait freiné l&rsquo;investissement du groupe, tandis que maintenir le contrôle majoritaire d&rsquo;IHS Nigeria permettra à MTN de bénéficier des synergies attendues de l&rsquo;acquisition. Cette structure répond aussi à la question plus large de la gouvernance des infrastructures essentielles dans les marchés où un opérateur détient une position dominante.</p>
<h2>Enjeux stratégiques et financiers</h2>
<p>Les tours de télécommunications occupent une place centrale dans le déploiement de la haut débit mobile, de la 5G et des services numériques à travers les marchés africains. Pour MTN, maîtriser cette infrastructure offre des avantages stratégiques : meilleur contrôle sur l&rsquo;expansion réseau, optimisation des coûts, planification de la capacité à long terme, et capture de revenus provenant des autres opérateurs utilisant les mêmes sites.</p>
<p>Cependant, l&rsquo;obligation nigériane d&rsquo;assurer la présence d&rsquo;autres actionnaires limite ce pouvoir discrétionnaire. Retenir la majorité du capital d&rsquo;IHS Nigeria tout en cédant une part aux tiers crée un équilibre : MTN conserve son influence stratégique tout en atténuant les risques de pratiques anticoncurrentielles sur la tarification, l&rsquo;accès ou l&rsquo;entretien des tours.</p>
<p>Le désinvestissement présente également un intérêt financier. MTN procède à l&rsquo;acquisition de quelque 75 % du reste d&rsquo;IHS Towers qu&rsquo;elle ne détient pas déjà, dans le cadre d&rsquo;une transaction dont la valeur d&rsquo;entreprise avoisine 6,2 milliards de dollars. Vendre une fraction de sa participation nigériane à des conditions de marché permettrait au groupe de recycler une partie du capital immobilisé et d&rsquo;alléger la pression sur son bilan.</p>
<h2>Perspectives de croissance en Afrique de l&rsquo;Ouest</h2>
<p>MTN a précisé dans ses résultats semestriels que la croissance de ses revenus de services s&rsquo;était modérée au premier semestre 2026, mais qu&rsquo;elle anticipait une accélération au cours du second semestre. Cette reprise s&rsquo;appuierait sur la normalisation du crédit de temps d&rsquo;antenne au Nigeria, l&rsquo;intégration des ajustements tarifaires nigérians de l&rsquo;année précédente et un redressement du secteur prépayé en Afrique du Sud. Le groupe table également sur la dynamique continue au Ghana et dans ses opérations en Asie du Sud-Est et en Afrique francophone.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/08/25/mtn-obtient-lapprobation-nigeriane-pour-son-acquisition-dihs-towers/">MTN obtient l&rsquo;approbation nigériane pour son acquisition d&rsquo;IHS Towers</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
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		<item>
		<title>Nigeria : la banque centrale surveille les stablecoins en temps réel</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/08/21/nigeria-la-banque-centrale-surveille-les-stablecoins-en-temps-reel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 08:24:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Tech & IA]]></category>
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		<category><![CDATA[Fintech]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale du Nigéria prévoit de déployer des nœuds observateurs sur les blockchains pour surveiller en temps réel les transactions de stablecoins approuvés, combinant régulation et transparence technologique.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/08/21/nigeria-la-banque-centrale-surveille-les-stablecoins-en-temps-reel/">Nigeria : la banque centrale surveille les stablecoins en temps réel</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Banque centrale du Nigéria (CBN) franchit une étape majeure dans la régulation des monnaies numériques. Dans sa Stratégie du système de paiements 2028, dévoilée le 1er juin, l&rsquo;institution affirme son intention de déployer des nœuds observateurs sur les réseaux blockchain qui accueillent les stablecoins approuvés. Cet outil technologique permettrait au régulateur de voir les transactions en temps réel, plutôt que de dépendre exclusivement des rapports transmis par les sociétés émettrices.</p>
<p>Un nœud observateur fonctionne comme un capteur : connecté au réseau blockchain, il conserve une copie du registre public et surveille l&rsquo;activité sans valider ni soumettre de transactions. Cette capacité de lecture offrirait à la CBN une visibilité directe sur la création, le mouvement et la destruction des jetons, marquant une tentative de ramener les stablecoins dans le système de paiements régulé du pays sans céder le contrôle sur la circulation monétaire.</p>
<p><strong>Des volumes qui justifient l&rsquo;intervention</strong></p>
<p>Le contexte rend cette régulation urgente. Entre juillet 2024 et juin 2025, les monnaies numériques, dont les stablecoins, ont représenté environ 205 milliards de dollars de flux transactionnels en Afrique subsaharienne, selon l&rsquo;analyste blockchain Chainalysis. Au Nigéria, les transferts stablecoins en pair-à-pair sur les échanges centralisés ont atteint 48,2 millions de dollars en volume sur 24 heures en 2025, le plus élevé de la région. Ces chiffres témoignent de l&rsquo;ancrage profond de ces canaux pour déplacer de l&rsquo;argent, notamment pour les remises et les paiements commerciaux transfrontaliers.</p>
<p>Les Nigérians utilisent les stablecoins pour recevoir des transferts et se protéger contre la volatilité du naira, relève le document stratégique de la CBN. Une grande part de cette activité demeure informelle ou en pair-à-pair.</p>
<p><strong>Comment fonctionnera le système de surveillance</strong></p>
<p>Au-delà des nœuds observateurs, la CBN envisage plusieurs mesures coordonnées. Elle prépare l&rsquo;octroi de licences aux stablecoins adossés à des devises réelles, exige que les réserves soient entièrement séparées et auditées quotidiennement, et évalue un « nœud RegTech » offrant une visibilité directe et continu sur les stablecoins approuvés.</p>
<p>Pour que ce système fonctionne, chaque émetteur licencié devrait intégrer quatre éléments dans son stablecoin. Premièrement, des « crochets de transparence » enregistrant chaque création, destruction ou remboursement de jetons. Deuxièmement, des adresses d&rsquo;accès régulateur permettant à la CBN de lire les données pertinentes sans modifier les transactions. Troisièmement, un lien vers les réserves : les dépositaires approuvés publieraient des preuves cryptographiquement signées sur la blockchain, comparables à l&rsquo;offre de jetons en circulation. Quatrièmement, la divulgation du code source et l&rsquo;approbation de contrats intelligents immuables sans recertification de la CBN.</p>
<p><strong>Les enjeux techniques et financiers</strong></p>
<p>L&rsquo;approche comporte des défis concrets. Déployer et maintenir des nœuds observateurs augmente les coûts de conformité pour les émetteurs de stablecoins, qui pourraient devoir engager des prestataires de services gérés pour satisfaire aux exigences techniques proposées par la CBN.</p>
<p>Cependant, les données que la CBN souhaite monitorer existent déjà sur la blockchain publique, accessible à tous. La valeur réside dans la structuration et l&rsquo;indépendance : plutôt que de s&rsquo;en remettre aux déclarations de l&rsquo;émetteur, auditeurs externes ou institutions financières, le régulateur obtiendrait une vue continue et fondée sur des preuves du côté chaîne du système stablecoin.</p>
<p>Cette initiative nigériane reflète une tendance régionale plus large. Le Kenya a également annoncé une volonté similaire d&rsquo;augmenter sa surveillance des actifs numériques, signalant l&rsquo;importance croissante de ces instruments dans le paysage financier africain.</p>
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		<title>Nigeria : FAAN encadre les taxis numériques aux aéroports</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 06:24:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Sports internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Tech & IA]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Transports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La FAAN négocie avec Uber et Bolt pour établir un protocole officiel de fonctionnement aux aéroports nigérians. Jusqu'à signature, ces plateformes n'ont pas d'approbation formelle. Cette démarche s'inscrit dans une digitalisation plus large des accès aéroportuaires.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;autorité fédérale nigériane des aéroports engage un dialogue avec les plateformes de covoiturage pour établir un cadre de fonctionnement sur son territoire. Pour l&rsquo;instant, Uber et Bolt n&rsquo;ont pas d&rsquo;approbation formelle pour récupérer des passagers dans les terminaux.</p>
<p>La Fédéral Airports Authority of Nigeria (FAAN) négocie actuellement avec des sociétés de taxis numériques, dont Bolt et Uber, afin de définir un protocole qui leur permettrait d&rsquo;opérer aux aéroports tout en respectant les exigences de sécurité et les normes d&rsquo;exploitation de l&rsquo;autorité. Jusqu&rsquo;à la signature de ces accords, ces plateformes ne disposent pas d&rsquo;autorisation officielle pour desservir les passagers des terminaux aéroportuaires nigérians.</p>
<p><strong>Une stratégie plus large de digitalisation</strong></p>
<p>Cette démarche s&rsquo;inscrit dans un plan d&rsquo;ensemble visant à moderniser la gestion des transports et des accès aéroportuaires. En mars, la FAAN a activé une politique de paiements sans espèces aux points d&rsquo;accès, obligeant les usagers à se munir d&rsquo;une carte de paiement électronique de la FAAN, préalablement enregistrée. En juin, l&rsquo;autorité a lancé le système de gestion des rangs de location automobile (ACHRAMS) au terminal international de Murtala Muhammed pour identifier et suivre les opérateurs de location de voitures.</p>
<p>L&rsquo;objectif déclaré est double : d&rsquo;une part, instaurer un contrôle et une visibilité sur tous les prestataires de transport commercial opérant sur les terres aéroportuaires ; d&rsquo;autre part, répondre aux plaintes concernant le racolage et la sollicitation de passagers en zone aéroportuaire. La FAAN entend que tous les transporteurs commerciaux soient identifiables et responsables de leurs actions.</p>
<p><strong>Clarifications et attentes des usagers</strong></p>
<p>Selon la FAAN, l&rsquo;ACHRAMS n&rsquo;est pas une application de mobilité destinée à concurrencer les plateformes d&rsquo;autopartage. C&rsquo;est un outil de régulation et de suivi. Tant que les négociations ne débouchent pas sur des accords finalisés, les services de covoiturage comme Uber et Bolt restent dépourvus d&rsquo;approbation formelle pour prendre en charge des voyageurs à l&rsquo;intérieur des terminaux nigérians.</p>
<p>Cette situation laisse les utilisateurs dans l&rsquo;incertitude. Bien que la FAAN conseille de ne pas supprimer ces applications, le flou autour du cadre officiel complique le voyage des passagers. Quiconque a attendu un véhicule après un atterrissage à l&rsquo;aéroport Murtala Muhammed aura constaté la congestion causée par les icônes de véhicules s&rsquo;accumulant sur l&rsquo;écran de l&rsquo;application, donnant l&rsquo;impression d&rsquo;un embouteillage numérique.</p>
<p><strong>Enjeux pour l&rsquo;écosystème des transports</strong></p>
<p>Pour les opérateurs de transports et les gestionnaires aéroportuaires, ce cadre réglementaire représente un équilibre à trouver entre innovation numérique et contrôle opérationnel. La normalisation des accès pourrait améliorer la fluidité des mouvements, réduire les désordres et renforcer la sécurité. Cependant, elle nécessite aussi que les plateformes acceptent de nouvelles conditions, potentiellement coûteuses ou restrictives.</p>
<p>La question demeure : les accords seront-ils conclus rapidement, et quel cadre tarifaire en découlera pour les utilisateurs finaux ? La FAAN reste silencieuse sur ces points, se concentrant pour l&rsquo;instant sur l&rsquo;encadrement de la présence et de la responsabilité des prestataires.</p>
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		<title>Nigeria : trois startups crypto obtiennent leur permis d&#8217;expérimentation auprès du régulateur</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/08/17/nigeria-trois-startups-crypto-obtiennent-leur-permis-dexperimentation-aupres-du-regulateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 16:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Start-up]]></category>
		<category><![CDATA[Cryptomonnaies]]></category>
		<category><![CDATA[Fintech]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[Paiements numériques]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Autorité nigériane des marchés financiers accorde à Pisi Payment Solutions, BC Access et Yellow Card l'accès à un programme d'expérimentation réglementée pour les actifs numériques. Une décision qui redessine l'approche africaine de la régulation crypto.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Nigeria franchit une étape cruciale dans la régulation des actifs numériques. L&rsquo;Autorité nigériane des marchés financiers (SEC) vient d&rsquo;accorder à trois entreprises spécialisées dans les cryptomonnaies — Pisi Payment Solutions, BC Access et Yellow Card — l&rsquo;accès à son programme d&rsquo;expérimentation réglementée. Une reconnaissance qui redessine le paysage de la fintech africaine et pose une question centrale : comment concilier innovation et protection des épargnants ?</p>
<h2>Un cadre supervisé pour tester l&rsquo;innovation</h2>
<p>Ce programme, appelé incubateur ou « sandbox » réglementaire, offre aux trois startups un espace d&rsquo;expérimentation protégé. Concrètement, elles peuvent déployer leurs services auprès d&rsquo;utilisateurs réels, mais sous étroite surveillance de la SEC. Cet arrangement permet de valider des modèles économiques innovants sans exposer les clients à des risques non maîtrisés — une distinction essentielle dans un continent où la confiance envers les services financiers numériques demeure fragile.</p>
<p>Pisi Payment Solutions, BC Access et Yellow Card opèrent toutes dans l&rsquo;écosystème des paiements et des portefeuilles numériques. Yellow Card, en particulier, s&rsquo;est fait connaître pour son approche d&rsquo;accès simplifié aux cryptomonnaies, cible majeure dans les régions où l&rsquo;accès au système bancaire traditionnel reste limité. Ces trois acteurs incarnent une tendance plus large : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest héberge désormais une génération de fintechs qui ne se demandent plus si les cryptomonnaies sont légitimes, mais comment les intégrer de manière sûre dans le quotidien des travailleurs, des commerçants et des remitteurs.</p>
<h2>Pourquoi le Nigeria d&rsquo;abord ?</h2>
<p>Le Nigeria n&rsquo;a pas été choisi par hasard. Le pays est le premier marché mobile et Internet d&rsquo;Afrique subsaharienne, avec plus de 100 millions d&rsquo;internautes et une jeunesse très active sur les technologies blockchain. Simultanément, le Nigeria entretient une relation complexe avec la cryptomonnaie : bannie puis dé-bannie par les autorités monétaires, elle reste un outil d&rsquo;épargne et d&rsquo;échange populaire, notamment pour les transferts internationaux, face aux commissions bancaires élevées et aux délais longs.</p>
<p>En créant ce cadre expérimental, la SEC du Nigeria envoie un signal : l&rsquo;innovation numérique ne sera pas étouffée par la crainte, mais accompagnée par la régulation. C&rsquo;est une stratégie que d&rsquo;autres pays africains — le Kenya avec sa Sandbox réglementaire, le Rwanda avec ses initiatives blockchain — ont commencé à adopter. Le message est clair : ceux qui innovent de manière responsable peuvent accéder au marché ; ceux qui spéculent ou trompent seront écartés.</p>
<h2>Des implications pour la Guinée et l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</h2>
<p>Pour la Guinée et ses voisins de la zone UEMOA, cette avancée nigériane est un cas d&rsquo;école. Alors que plusieurs gouvernements ouest-africains restent silencieux ou hostiles face aux cryptomonnaies, le Nigeria démontre qu&rsquo;une posture équilibrée est possible : ni interdiction totale, ni laisser-faire absolu, mais supervision adaptée aux réalités locales. Les startups guinéennes en paiements numériques et en fintech devraient observer cette approche de près.</p>
<p>Au-delà du secteur crypto, ce qui se joue ici relève de l&rsquo;attractivité régionale. Les entreprises innovantes ont besoin de clarté réglementaire pour croître. Une startup aujourd&rsquo;hui incubée au Nigeria peut demain rayonner sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Inversement, une juridiction trop rigide verra ses talents partir ailleurs.</p>
<h2>Les défis qui restent</h2>
<p>Reste à voir comment ces trois startups seront réellement encadrées, quels mécanismes de protection du consommateur s&rsquo;appliqueront et comment les données seront gérées. L&rsquo;expérimentation ne garantit pas le succès : certaines portefeuilles numériques proposées pourraient échouer, d&rsquo;autres pourrait révéler des risques imprévus. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objectif du sandbox — apprendre, ajuster, puis généraliser ou arrêter.</p>
<p>Ce qui demeure essentiel : cet incubateur nigérian n&rsquo;est pas une victoire pour la spéculation ou la fièvre blockchain. C&rsquo;est une victoire pour une question beaucoup plus profonde : comment l&rsquo;Afrique construit-elle son propre écosystème financier numérique, ancré localement, supervisé légalement et utile aux populations ? Les trois mois ou années à venir le diront.</p>
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		<title>Guinée : la BCRG tire la sonnette d&#8217;alarme face aux pièges de l&#8217;investissement crypto</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/08/11/guinee-la-bcrg-tire-la-sonnette-dalarme-face-aux-pieges-de-linvestissement-crypto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 22:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaque]]></category>
		<category><![CDATA[BCRG]]></category>
		<category><![CDATA[crypto-actifs]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Épargne]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de la République de Guinée alerte sur la multiplication des offres d'investissement frauduleuses utilisant l'enveloppe des crypto-actifs. Ces schémas de Ponzi promettent des gains impossibles et menacent l'épargne des citoyens dans un contexte de vide réglementaire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les promesses de rendements mirobolants en quelques semaines, les schemes garantissant des gains rapides sans risque, les plateformes de trading crypto surgies du jour au lendemain — la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) les appelle ce qu&rsquo;elles sont : des pièges. À travers un communiqué publié le 6 août 2026, l&rsquo;institution monétaire dresse un tableau alarmant de la prolifération des offres d&rsquo;investissement frauduleuses, notamment celles mettant en avant les crypto-actifs, et enjoint les Guinéens à ne pas tomber dans ces filets.</p>
<h2>Quand le rêve de s&rsquo;enrichir vite devient cauchemar</h2>
<p>La BCRG pointe une réalité : en Guinée comme partout en Afrique de l&rsquo;Ouest, les citoyens à la recherche de placements rentables sont des proies faciles pour les arnaqueurs. Les promesses typiques — des rendements de 50 %, 100 % ou plus par mois — ne reposent sur aucune activité économique réelle. Elles fonctionnent comme des systèmes de Ponzi classiques : les gains des nouveaux entrants servent à payer les « bénéfices » des premiers adhérents, jusqu&rsquo;au moment inévitable où la pyramide s&rsquo;effondre et où l&rsquo;argent des participants disparaît.</p>
<p>Ce qui rend ces arnaque particulièrement redoutables, c&rsquo;est leur enveloppe technologique. En utilisant le jargon des crypto-actifs et en s&rsquo;appuyant sur des applications mobiles épurées, elles gagnent une apparence de légitimité. Les victimes voient des chiffres qui montent sur un écran, reçoivent des notifications rassurantes — et croient sincèrement placer leur argent dans quelque chose de moderne et lucratif. Quand vient le moment de retirer, la plateforme disparaît ou les prétextes se multiplient.</p>
<h2>L&rsquo;épargne des Guinéens face à un vide réglementaire</h2>
<p>La problématique dépasse l&rsquo;arnaque ordinaire : elle révèle une brèche dans l&rsquo;écosystème financier guinéen. À l&rsquo;inverse des banques commerciales, des assurances et des fonds d&rsquo;investissement, qui opèrent sous supervision, les platformes de trading et de crypto non régulées évoluent en zone grise. Aucune autorité n&rsquo;y contrôle les promesses, n&rsquo;y vérifie les flux financiers, n&rsquo;y garantit la sécurité des dépôts.</p>
<p>Pour un épargnant moyen — employé, petit commerçant, jeune cherchant à fructifier des économies — cette absence de garde-fou est dangereuse. Les revenus formels restent limités en Guinée : dans ces conditions, la tentation de placer quelques milliers de francs guinéens sur une plateforme promettant du 10 % par semaine est forte. Surtout quand un ami, un membre de la famille ont affirmé y avoir gagné quelque chose.</p>
<h2>La BCRG rappelle les vraies règles du jeu</h2>
<p>L&rsquo;alerte de la Banque centrale cible deux messages. Le premier : les opérateurs légaux en Guinée — banques, assurances, sociétés de gestion de portefeuille — sont tenus de communiquer le nom de leurs gérants, leurs licences, leurs plans d&rsquo;investissement détaillés. Si une plateforme reste opaque sur ces points, c&rsquo;est mauvais signe.</p>
<p>Le second : aucun investissement n&rsquo;échappe aux lois de l&rsquo;économie. Un rendement anormalement élevé signifie un risque anormalement élevé — ou une arnaque. Les vraies opportunités d&rsquo;épargne rémunérée en Guinée passent par les banques (comptes d&rsquo;épargne à 3-5 % annuels), les obligations d&rsquo;État (quand elles sont offertes) ou les petites entreprises locales dans lesquelles on peut investir directement.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;il faut surveiller</h2>
<p>La mise en garde de la BCRG est le signal que les fraudes crypto gagnent du terrain sur le territoire. Elle pose une question urgente : comment protéger les épargnants sans étouffer l&rsquo;innovation financière ? La réponse passe par une vraie régulation des plateformes de trading et des crypto-services en Guinée — travail que la BCRG doit poursuivre — et par l&rsquo;éducation financière des citoyens sur les signaux d&rsquo;alerte.</p>
<p>Entre-temps, la vigilance reste l&rsquo;arme la moins coûteuse.</p>
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		<title>Cacao en Côte d&#8217;Ivoire : le Conseil café-cacao ferme le robinet, le secteur crie à l&#8217;opacité</title>
		<link>https://fameennews.info/2026/08/09/cacao-en-cote-divoire-le-conseil-cafe-cacao-ferme-le-robinet-le-secteur-crie-a-lopacite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 10:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[secteur agricole]]></category>
		<category><![CDATA[Transparence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil café-cacao affirme avoir terminé son opération de rachat de stocks, mais le secteur denonce l'absence totale de transparence sur les volumes absorbés et les modalités de l'exercice.</p>
<p>The post <a href="https://fameennews.info/2026/08/09/cacao-en-cote-divoire-le-conseil-cafe-cacao-ferme-le-robinet-le-secteur-crie-a-lopacite/">Cacao en Côte d&rsquo;Ivoire : le Conseil café-cacao ferme le robinet, le secteur crie à l&rsquo;opacité</a> appeared first on <a href="https://fameennews.info">Fameen News</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil café-cacao (CCC) de Côte d&rsquo;Ivoire affirme avoir bouclé son opération de rachat de stocks. Mais sept centrales syndicales du secteur dénoncent un flou total sur les volumes réellement absorbés et les modalités de l&rsquo;exercice — une tension qui reflète des fractures bien plus larges dans la gouvernance de la filière ivoirienne.</p>
<h2>Un engagement qui laisse des questions ouvertes</h2>
<p>L&rsquo;enjeu était simple en théorie : le CCC s&rsquo;était engagé à racheter des milliers de tonnes de fèves de cacao stockées dans les magasins de coopératives, afin de dégager le marché et soulager les producteurs confrontés à une baisse des cours. L&rsquo;opération devait fonctionner comme un amortisseur — l&rsquo;État acheteur de dernier ressort, stabilisateur de prix.</p>
<p>Sauf que, selon les syndicats du secteur, des quantités substantielles restent encore en réserve. Le CCC, lui, assure que l&rsquo;opération est « terminée ». C&rsquo;est là que le bât blesse : aucun détail public sur le volume acheté, le prix unitaire appliqué, le calendrier de paiement ou les stocks résiduels certifiés.</p>
<h2>Une opacité préjudiciable au secteur</h2>
<p>Pour les coopératives et leurs membres, ce manque de transparence mine la confiance. Comment vérifier que les promesses ont été tenues ? Comment plaider pour un soutien supplémentaire si on ignore les chiffres de l&rsquo;opération d&rsquo;achat ? Les syndicats interpellent logiquement : publier les données, laisser l&rsquo;audit indépendant vérifier, confronter la réalité aux annonces.</p>
<p>Cette opacité n&rsquo;est pas anodine. La Côte d&rsquo;Ivoire et le Ghana produisent ensemble plus de 60 % de la fève de cacao mondiale. Chaque intervention de régulation — ou son absence — se répercute sur les cours globaux. Un achat d&rsquo;État opaque laisse planer le doute sur la pertinence réelle de l&rsquo;outil et affaiblit la crédibilité du régulateur auprès des opérateurs du marché.</p>
<h2>Un modèle de gouvernance à revoir</h2>
<p>Le problème dépasse le seul opération de rachat. Il pointe un dysfonctionnement structurel : le CCC détient un mandat public crucial, mais opera sans obligation de rendre des comptes détaillés ni de soumettre ses décisions à un contrôle transparent. Les syndicats, censés représenter les producteurs, sont informés après coup — ou via des déclarations publiques, pas par des rapports formels.</p>
<p>D&rsquo;autres pays cacaoculteurs, notamment le Ghana, ont progressé sur cette question : publication d&rsquo;indicateurs réguliers, audits externes, consultations préalables avec les parties prenantes. La Côte d&rsquo;Ivoire gagnerait à s&rsquo;inspirer de ces pratiques, d&rsquo;autant que ses producteurs — et ses exportateurs privés — ont besoin de visibilité pour planifier.</p>
<h2>Enjeu immédiat : retrouver la confiance</h2>
<p>Le CCC doit choisir : soit il diffuse sans délai un bilan complet de l&rsquo;opération (volumes achetés, prix moyen, sources de financement, reste à écouler), soit il accepte une tierce partie indépendante pour auditer les registres. Les syndicats n&rsquo;exigent pas l&rsquo;impossible — juste les faits.</p>
<p>À l&rsquo;arrière-plan, se joue un enjeu plus large : la pertinence même du CCC comme instrument de stabilisation. Si une opération destinée à soutenir les producteurs génère de la suspicion plutôt que de la confiance, elle perd son efficacité. Les producteurs ivoiriens méritent mieux qu&rsquo;une politique cacaoyère opaque, surtout quand leurs revenus dépendent des décisions de l&rsquo;État.</p>
<p>Les semaines à venir diront si le CCC accepte le dialogue ou s&rsquo;il creuse encore le fossé avec le secteur. La Côte d&rsquo;Ivoire, gestionnaire d&rsquo;une richesse mondiale, ne peut se permettre cette incertitude.</p>
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		<title>Mali : dix ressortissants chinois poursuivis pour exploitation d&#8217;un casino clandestin à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction de Fameen News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 03:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Criminalité économique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La justice malienne maintient en détention provisoire dix ressortissants chinois poursuivis pour exploitation d'un casino clandestin à Bamako. L'affaire révèle l'existence de réseaux de jeux souterrains impliquant des complices locaux et pose la question de la régulation des jeux en Afrique de l'Ouest.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La justice malienne a durci sa position face à un réseau de jeux d&rsquo;argent clandestin opérant dans la capitale. Mercredi 5 août, un tribunal de Bamako a rejeté la demande de libération provisoire de dix ressortissants chinois impliqués dans l&rsquo;ouverture d&rsquo;un établissement de jeux non autorisé, mettant en lumière des pratiques souterraines longtemps restées discrètes.</p>
<h2>Une activité opérée dans l&rsquo;ombre</h2>
<p>L&rsquo;enquête révèle que le casino clandestin fonctionnait depuis plusieurs mois avant son démantèlement. Les autorités malienne ont gardé le silence sur cette affaire pendant une période prolongée, suggérant soit des difficultés à localiser l&rsquo;établissement, soit des complications dans l&rsquo;instruction de l&rsquo;enquête. Le maintien des dix individus en détention provisoire après le rejet de leur demande de libération indique que les autorités judiciaires considèrent les charges comme sérieuses.</p>
<h2>Des complices locaux dans le viseur</h2>
<p>L&rsquo;enquête a également établi l&rsquo;implication de complices maliens. Ces derniers auraient facilité l&rsquo;installation et l&rsquo;exploitation du casino clandestin, probablement en fournissant les locaux, en assurant la couverture administrative ou en constituant l&rsquo;interface locale avec les clients. Cette dimension révèle un schéma récurrent en Afrique de l&rsquo;Ouest : la création de structures informelles d&rsquo;exploitation nécessite des réseaux internes et une tolérance relative du voisinage urbain.</p>
<h2>Jeux clandestins et régulation en Afrique</h2>
<p>Le Mali, comme plusieurs pays de la région, dispose d&rsquo;un cadre légal encadrant les jeux de hasard. Cependant, la prolifération de casinos clandestins traduit un écart entre la norme officielle et la pratique. Ces établissements échappent à la fiscalité, contournent les contrôles sanitaires et de sécurité, et alimentent des circuits financiers informels. Ils attirent aussi bien des clients locaux que des touristes en quête de divertissements non régulés.</p>
<p>En Guinée et dans plusieurs pays de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO), le phénomène est similaire : l&rsquo;absence de clarté sur la légalité des jeux en ligne, l&rsquo;insuffisance de la supervision numérique et la demande croissante créent des opportunités pour des exploitants peu scrupuleux. Les ressortissants étrangers — qu&rsquo;ils soient chinois, libanais ou d&rsquo;autres nationalités — sont souvent attirés par ces marchés où la régulation demeure fragile.</p>
<h2>Enjeux de fiscalité et de contrôle</h2>
<p>Le démantèlement de ce casino révèle aussi un défi plus large : comment les États africains peuvent-ils générer des revenus des jeux légalisés tout en empêchant leur détournement vers des circuits clandestins ? Une approche consiste à légaliser et réguler plus strictement, à l&rsquo;image de certains pays qui ont créé des zones franches ou des licences contrôlées. Une autre est de renforcer les capacités de détection et de répression.</p>
<p>Pour les investisseurs légitimes opérant dans le secteur des loisirs et des divertissements en Afrique, cette affaire illustre l&rsquo;importance de la conformité légale. Les gouvernements africains sont de plus en plus attentifs aux sources de financement extérieures et aux activités informelles qui contournent les autorités.</p>
<h2>Suites attendues</h2>
<p>La procédure judiciaire malienne se poursuivra. Les audiences à venir détermineront si les dix individus et leurs complices locaux seront jugés pour exploitation de jeux clandestins, complicité ou blanchiment d&rsquo;argent. Cette affaire pourrait servir de catalyseur pour une révision des politiques maliennes en matière de régulation des jeux et de surveillance des réseaux informels.</p>
<p>Pour les gouvernements d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, l&rsquo;enjeu reste de transformer la pression pénale en levier de clarification et de formalisation du secteur — en créant des cadres d&rsquo;exploitation légale assez attractifs pour détourner la demande vers les circuits régulés.</p>
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